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Quatrième de couverture :

Rincevent a trouvé le moyen de se perdre au milieu d'un désert, sur le Dernier continent du Disque-Monde... Il fait chaud, pas une goutte de pluie à l'horizon et la nature est hostile. Et puis, que lui veut ce kangourou bizarre qui parle ? Rincevent, pro de la fuite en toute circonstance est bien coincé. Et il ne sait pas encore que l'Université de l'Invisible le recherche d'urgence car la panique y est à son comble : le bibliothécaire est atteint d'une maladie étrange et ne peut plus assurer la garde des ouvrages de magie...

Mon avis :

Le bibliothécaire de l'Université Invisible d'Ankh-Morpock est un oran-outang, mais cela n'a pas toujours été le cas. À la base, il s'agit d'un humain magiquement transformé en primate. Mais c'était il y a bien longtemps, et plus personne ne sait comment il s'appelait alors. Personne sauf Rincevent. Or, le bibliothécaire est tombé malade et pour le soigner, il faut connaître son nom. Il est urgent de retrouver Rincevent, mais ce dernier est perdu sur un autre continent, à l'autre bout du Disque-Monde. Le retrouver ne sera pas une mince affaire...

Souvenez-vous : à la fin de l'excellent Les Tribulations d'un mage en Aurient, Rincevent avait été téléporté par erreur dans un pays nommé XXXX sur la carte, car personne ne savait comment l'appeler. Iksiksiksiks (ou Quatriks, c'est selon) c'est l'Australie, mais vue à travers un prisme déformant, comme Terry Pratchett sait si bien le faire. On en retrouve tous les éléments emblématiques : le désert de sable rouge, les aborigènes, les kangourous, les élevages de moutons et même l'opéra de Sidney. Il y a également des clins d'œil bien appuyés aux œuvres du cru que sont Mad Max, Crocodile Dundee et Priscilla, reine du désert.

Le menu est appétissant, mais le service laisse à désirer. Tout le long du roman, j'ai eu l'impression que l'histoire ne démarrait jamais. Et de fait, tout se joue dans les cinquante dernières pages. Le reste n'est que remplissage pour atteindre les 400 pages réglementaires. Par exemple, les mages passent la moitié du roman sur une île étrange, mais rien de ce qu'ils y feront n'aura de rapport ni d'incidence sur la suite des évènements. Et très rapidement, ils donnent l'impression de ne même plus se rappeler pourquoi ils recherchent Rincevent. Quant à ce dernier, ce n'est pas mieux. Rincevent court vite, mais fait du sur place. L'aventure ne décolle jamais vraiment, sauf à la toute fin, comme si l'auteur se souvenait alors qu'il a une histoire à finir.

Un tome en demie teinte pour moi. Malgré l'humour de la série toujours aussi décapant, j'ai trouvé le temps long par moment.