La Bibliothèque de Loki

13 janvier 2019

Harry Potter, tome 6 : Harry Potter et le prince de sang-mêlé (Harry Potter and the Half-Blood Prince) - J. K. Rowling

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Quatrième de couverture :

Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner ?

Mon avis :

Un final rempli d'action haletante, de révélations fracassantes et d'émotion poignante. Deux cent cinquante pages d'excellente facture qui concluent ce tome de la meilleure des manières possibles... Malheureusement le reste du roman n'est pas du même calibre.

Je le dis tout haut : le quidditch, j'en peux plus ! Et les amourettes d'adolescents, non merci ! Des pages et des pages de "je taime, moi non plus" entre Ginny, Ron, Tonks, Harry, Hermione, Dean... Voilà ce qui constitue le gros du roman. Heureusement que, de temps en temps, les scènes entre Harry et Dumbledore viennent relancer un intérêt tombé au plus bas car sinon, des cinq cent premières pages, tout serait à jeter.

En bref, la fin est géniale et je ne retiendrais que cela.

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10 janvier 2019

Coraline - Neil Gaiman

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Quatrième de couverture :

Coraline vient d'emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n'ont pas le temps de s'occuper d'elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant...

Mon avis :

Coraline emménage dans une ancienne maison séparée en appartements. Pendant que ses parents travaillent, elle explore les lieux, découvre ses nouveaux voisins... Et une étrange porte.

En ce moment, j'enchaine les textes courts, et après un roman préhistorique et une nouvelle plus psychologique, me voici embarqué dans un conte fantastique écrit par Neil Gaiman, un auteur que j'apprécie particulièrement.

L'histoire est orienté jeunesse. Le texte est court et on entre immédiatement dans le vif du sujet. L'auteur parvient, en quelques mots, à installer une atmosphère tantôt onirique, tantôt oppressante. Quelques scènes sont marquantes et les émotions sont là. Un brin d'humour, de la mélancolie et du frisson. Quelques passages sont susceptibles d'impressionner les plus jeunes, je pense.

La petite Coraline (Coraline, pas Caroline) est attachante et je n'ai pas pu lâcher le livre avant de savoir comment elle allait surmonter ses épreuves. J'ai lu l'histoire d'une traite !

Un petit coup de cœur, mais j'aurais aimé qu'il dure un peu plus.

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09 janvier 2019

Le Joueur d'échecs (Die Schachnovelle) - Stefan Zweig

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Quatrième de couverture :

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Mon avis :

Lors d'une croisière pour le Brésil, le narrateur assiste à une partie d'échec qui oppose le champion du monde en titre Czentinov à un illustre inconnu particulièrement doué.

La nouvelle est construite sur le modèle des histoires dans l'histoire. Le narrateur, lors de la croisière, va découvrir tour à tour la vie de Czentinov et de l'illustre inconnu, avant de les voir s'affronter. Le parcours du champion d'échec est intéressant, mais c'est celui de son adversaire qui est le plus surprenant. Elle est l'occasion d'en apprendre sur la montée du social-nationalisme allemand et l'influence de la Gestapo jusqu'en Autriche, à la fin des années trente.
La plume de Stefan Zweig, que je découvre avec ce texte court, est fluide et très agréable à lire.

La nouvelle, dans son édition du Livre de Poche, est suivie d'un texte intitulé "Stefan Zweig et le monde d'hier", d'Isabelle Hausser. Il s'agit d'une courte biographie très intéressante pour ceux qui, comme moi, ne connaissaient rien de cet auteur.

Le Joueur d'échecs, dernier texte de Stefan Zweig et publié à titre posthume, est une nouvelle de moins de 100 pages qui j'ai lu d'une traite tant je l'ai trouvée passionnante.

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Le Félin géant - J.-H. Rosny aîné

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Quatrième de couverture :

Après l'aventure de la guerre du Feu, deux hommes de la horde partent à leur tour vers les terres libres. Partout des fauves impressionnants et des ennemis prêts à frapper dans l'ombre.
Mais Aoûn et Zoûhr se feront des alliés : le grand tigre solitaire acceptera peu à peu leur présence ; un jour, il les défendra et, avec les Femmes Louves, ils commenceront une nouvelle vie.

Mon avis :

Aoûn, fils de Naoh (le héros de la Guerre du Feu), accompagné de son fidèle ami Zoûhr, partent à la recherche de nouveaux territoires de chasse pour la tribu des Oulamhrs. Il espère bien avoir l'occasion d'accomplir quelques exploits aptes à le rendre digne de prendre la succession de son père à la tête de la tribu.

Aoûn le fort et Zoûhr le rusé vont vivre des aventures pleines de peripéties. Au programme, luttes contre des animaux sauvages, dont une large variété de fauves, et découverte de tribus étrangères, Lémuriens, Femmes-louves et Hommes-du-feu. Le point d'orgue étant la rencontre avec le fameux félin géant. J.-H. Rosny aîné reprend la même recette que pour la Guerre du Feu, au point qu'on pourrait avoir un sentiment de déjà lu par moment. Mais l'auteur parvient malgré tout à se renouveler et le charme opère encore une fois.
La fin opère même un retournement de situation intéressant avec une morale simple, mais touchante.

J'apprécies toujours autant le style de l'auteur, qui a très bien vieilli à mon goût, et ses talents de naturaliste. La préhistoire prend vie sous nos yeux avec sa faune primitive et ses paysages grandioses. Nos ancêtres, pas encore tout à fait des hommes, ne manquent pas d'une certaine noblesse.

Ce court roman a été une lecture agréable, que je recommande à tous ceux qui ont apprécié la Guerre du Feu et qui voudraient prolonger le plaisir.

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07 janvier 2019

Les Cantos d'Hypérion, tome 2 : La Chute d'Hypérion (The Fall of Hyperion) - Dan Simmons

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Quatrième de couverture :

L'Hégémonie gouverne plus de trois cents mondes. Quant aux Extros, ils ont pris le large après l'Hégire. Reviendront-ils ? Un de leurs essaims, depuis trois cents ans, se rapproche d'Hypérion. Les habitants de cette planète ont fini par devenir nerveux ; ils réclament l'évacuation. Pour l'Hégémonie, le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Mais sur la même planète, on annonce l'ouverture prochaine des Tombeaux du Temps. Le Techno-Centre n'arrive pas à produire des prévisions fiables à ce sujet. Alors l'Hégémonie agit : elle envoie sept pèlerins sur Hypérion.
Drôles de pèlerins ! Celui-ci n'arrive pas à se débarrasser d'un parasite de résurrection ; celui-là écrit un poème qui selon lui, infléchira le cours des événements ; Deux d'entre eux veulent tuer le gritche ; un autre hésite à lui sacrifier sa propre fille, qui naîtra dans trois jours. Et le dernier semble trahir tout le monde, ce qui étrangement ne trouble personne.
Bref, l'Hégémonie en fait le minimum ; qu'est-ce qui se cache là-dessous ?

Mon avis :

[Note : Cette critique concerne La Chute dHypérion 1 et 2 qui ne forment qu'un seul roman, les éditions Pocket ayant décidé de couper arbitrairement l'histoire en deux.]

Dans le premier tome, les pèlerins se sont racontés leurs histoires respectives lors de leur périple pour les Tombeaux du Temps. Le roman se termine lorsque les six compagnons de voyage pénètrent dans les ruines pour affronter le gritche.
Alors que dans l'espace, la guerre a éclaté entre l'Hégémonie et les Extros, nous allons enfin connaître les secrets d'Hypérion.

J'ai découvert avec Hypérion un univers d'une richesse assez incroyable, et la suite en rajoute encore une couche. Dan Simmons a visé l'exhaustivité. Il parle de politique, de religion, d'écologie, d'économie, d'art, de voyage dans le temps, d'IA... Certains passages ont des allures de cyberpunk, d'autres ressemblent presque à de la Fantasy...
Il y a énormément d'informations à assimiler, presque trop. Certaines parties sont difficiles à suivre, notamment les plongées dans l'infosphère (le cyberespace de cet univers). Mais la cohérence de l'ensemble inspire le respect.

Chaque pèlerin a son rôle à jouer et si dans le premier tome on suivait successivement leurs histoires respectives, cette fois on passe continuellement de l'un à l'autre. Si on ajoute de nouveaux personnages : un nouveau cybride de John Keats, la présidente de l'Hégémonie Meina Gladstone et son conseil de guerre, et quelques autres personnages dont on suivra également les aventures, autant dire que par moment, ce n'est pas simple à suivre.
Mais l'intrigue n'en est pas moins passionnante. Surtout les chapitres mettant en scène Meina Gladstone, riches en rebondissements spectaculaires. C'est dans son aspect politique et militaire que ce roman m'a le plus impressionné. L'impression de gigantisme est bien retranscrite.

Une fois le livre refermé, j'ai encore la tête pleine de souvenirs. Certaines descriptions, certaines scènes sont vraiment mémorables. Je ne possède pas le cycle suivant (Endymion / L'Éveil d'Endymion) mais il est certain que je le lirais. Toutefois, je vais attendre un peu, histoire de bien digérer celui-ci.


28 décembre 2018

Les Cantos d'Hypérion, tome 1 : Hypérion (Hyperion) - Dan Simmons

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Quatrième de couverture :

Quand les sept pèlerins se posent à Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions de personnes s'entassent derrière les grilles : les habitants de la planète sont sûrs que le gritche va venir les prendre et ils veulent fuir. Mais l'Hégémonie ne veut rien savoir. Une guerre s'annonce et les routes du ciel doivent être dégagées. Et tout ce que le gouvernement a trouvé, c'est d'envoyer les sept pèlerins. La présidente le leur a dit d'emblée : « Il est essentiel que les secrets des Tombeaux du Temps soient percés. C'est notre dernière chance. » Mais les pèlerins n'y comprennent rien, et ne se connaissent même pas !
Heureusement, le voyage leur permettra de se rapprocher. Chacun raconte son histoire, et l'on s'aperçoit vite que nul n'a été pris au hasard. Celui qui a fait la sélection, au fil des confidences, parait avoir fait preuve d'une lucidité... diabolique. Et d'une cruauté... raffinée!

Mon avis :

[Note : Cette critique concerne Hypérion 1 et 2 en livre de poche qui ne forment qu'un seul roman, les éditions Pocket ayant décidé de couper arbitrairement l'histoire en deux.]

Hypérion, planète coloniale située à l'écart des mondes de l'Hégémonie humaine, abrite les Tombeaux du Temps, mythique lieu saint empli de mystères. Alors que la guerre est sur le point d'éclater entre l'Hégémonie et les Extros, un ultime pèlerinage vers les Tombeaux est organisé. Les sept pèlerins ne se connaissent pas et, afin de comprendre pourquoi ils ont été choisis par l'église grichtèque alors qu'aucun d'entre eux n'en fait parti, ils décident de se raconter chacun à tour de rôle leur histoire.

La structure du roman est donc celle des histoires dans l'histoire. Chacune d'entre elles, très personnelles, prend place dans une intrigue aux enjeux intergalactiques. Les pèlerins occupant chacun une fonction bien différente, – il y a un soldat, un prêtre, un lettré, un poète, un templier, un consul et une détective – cela permet à Dan Simmons de nous présenter les multiples facettes de son univers.

Et cet univers est d'une incroyable richesse ! En passant d'un point de vue à l'autre, on découvre des mondes aux décors variés, de nouvelles religions, des créatures extraterrestres, de nombreux gadgets technologiques... J'ai été ébahi par ce foisonnement de détails et par la cohérence de l'ensemble. Souvent, un concept n'est que brièvement cité dans une histoire et ne sera développé que dans une autre. Ce procédé, que je trouve astucieux, facilite l'assimilation tout en aiguisant l'intérêt.

Les histoires de chaque pèlerin sont variées, et très différentes dans leur style d'écriture. Celle-ci est triste, celle-là cynique, ou bien épique ou mystérieuse, mais toutes sont passionnantes et certaines m'ont bien surprises. Comme dit précédemment, l'intrigue principale qui se dévoile progressivement prend des dimensions galactiques... Malheureusement, la fin qui n'en est pas vraiment une est frustrante au possible. Heureusement que j'ai déjà le tome suivant sous la main (enfin... les deux livres de poches correspondants) : La Chute d'Hypérion.

L'année 2018 se termine pour moi avec un magnifique roman, et a priori, 2019 devrait démarrer tout aussi bien avec sa suite.

21 décembre 2018

Les Morsures de l'aube - Tonino Benacquista

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Quatrième de couverture :

Antoine est un parasite professionnel. Il a trouvé, avec son acolyte Bertrand, le moyen de subsister en se retrouvant en première ligne de tous les cocktail parisiens qui fleurissent chaque soir dans la capitale. Au cours d'une de ces soirées, ils sont emmenés de force dans le bureau par l'organisateur de la fête qui leur propose un marché : Antoine disposera de quarante-huit heures pour retrouver un certain Jordan, individu dont ils utilisaient le nom pour s'incruster dans ces raouts mondains. Cet homme servira de monnaie d'échange pour que Bertrand recouvre sa liberté.

Mon avis :

Antoine et Bertrand sont des "hirondelles", un nom bien poétique pour désigner les parasites, ces chômeurs qui subsistent en s'incrustant dans les soirées mondaines, galas, fêtes privées, mariages... pour manger et boire à l'œil. Une nuit, ils parviennent à s'introduire dans une soirée de grand standing en se faisant passer pour des amis de Jordan, un nom qui semble ouvrir toutes les portes. Ils n'auront pas le temps de profiter de la fête. Le maître des lieux les fait enfermer et leur propose un marché : Il retiendra Bertrand en otage et Antoine ne pourra le libérer qu'en lui ramenant ce fameux Jordan.

Le début est vraiment accrocheur ! J'ai été happé dans ce monde des nuits parisiennes peuplé de clubbers, bikers, stars sur le retour et provinciaux venus s'encanailler. L'écriture de Tonino Benacquista, pleine de cynisme et d'humour noir, fait prendre vie à tout ce beau monde et rend l'histoire très agréable à suivre. Antoine est un looser sympathique auquel on a envie de s'attacher.
Malheureusement, le dénouement ne m'a pas tellement convaincu. Un sentiment de "tout ça pour ça ?" qui rend le roman anecdotique. À un moment, on se demande si l'histoire va prendre un virage fantastique ou non et, là encore, le parti pris est décevant.

Un roman dont je retiendrais surtout l'ambiance et la qualité d'écriture.

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19 décembre 2018

Katana, tome 2 : Dragon noir - Jean-Luc Bizien

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Quatrième de couverture :

Après avoir découvert le secret qui le lie à ses compagnons de route, Ichirô est plus que jamais décidé à anéantir le daimyo qui a tué ses parents. Il lui faudra, pour cela, partir en quête d'un katana mythique, seule arme capable de venir à bout de l'implacable seigneur-dragon. Aidé de Buta, le paysan, de Jotarô, le voleur, d'Aiko, le ninja, d'Onô, le samouraï, et d'Hatanaka, son vieux maître, Ichirô est prêt à défier son invincible ennemi et à accomplir son destin.

Mon avis :

Depuis que Ichirô a appris que ses parents ont été tués par le daymio, le cruel roi-dragon, le jeune homme n'a plus qu'une seule idée en tête : se venger.... Et maintenant qu'il a trouvé des compagnons d'arme, il est temps de s'y mettre !
Dragon noir est la seconde partie du diptyque Katana.

J'ai détaillé assez longuement dans ma précédente critique tous les défauts du premier tome : Histoire et monde manquant de profondeur, et une intrigue qui use beaucoup trop de clichés et de ficelles scénaristiques. J'ai retrouvé toutes ces tares dans la seconde partie de l'histoire.
Heureusement qu'on retrouve également les qualités : Personnages attachants, dynamisme de l'histoire grâce aux scènes d'action et une ambiance japonisante très rafraichissante.

Malgré ses défauts, Katana a été une lecture divertissante.

 

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18 décembre 2018

Katana, tome 1 : Vent rouge - Jean-Luc Bizien

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Quatrième de couverture :

Le roi-dragon exerce sa tyrannie sur le Japon. Un jour, Ichirô, apprend que le souverain a tué ses parents. Assoiffé de vengeance, le jeune samouraï errant décide de défier le Shogun sorcier. Hatanaka, son père adoptif et samouraï d'élite va le préparer à l'impossible. Ichirô part pour une longue quête, au cours de laquelle il sera rejoint par des compagnons de route, voleur, paysan ou ninja. Il devra les accepter dans leurs différences, réunir leurs forces et leurs caractères... et se découvrir à son tour.

Mon avis :

Lorsque Hatanaka apprend à son disciple et fils adoptif Ichirô que ses vrais parents ont été tués par le daymio, le cruel roi-dragon, le jeune homme n'a plus qu'une seule idée en tête : la vengeance.
Vent rouge est la première partie du diptyque Katana.

L'histoire est basique et les personnages ne brillent pas par leur originalité : le héros candide qui découvre le monde, le mentor d'une grande sagesse, le serviteur dévoué mais couard... Le pire est sans conteste le daymio, un méchant sans développement ni caractère qui passe son temps à rire de sa méchanceté.

J'ai eu également un peu de mal avec le background de ce roman. À vrai dire, le contexte est tellement flou que je ne sais toujours pas si l'histoire prend place dans un Japon médiéval fantastique (comme "La Voie du sabre" de Thomas Day) ou dans un monde médiéval fictif d'inspiration japonaise (comme "Le Clan des Otori" de Lian Hearn). Dans le premier cas, cela manque d'un minimum de repères géographiques et historiques pour donner un peu d'ancrage au récit (ne serait-ce que citer le nom du pays au moins une fois), dans l'autre, de détails caractéristique pour lui donner un cachet. Les lieux traversés sont tristement générique : des montagnes, des forêts, des villages... Et pour tout dire, on pourrait se croire en Europe ou n'importe ou ailleurs tant le texte est avare en description. Heureusement qu'il y a les personnages pour nous rappeler que nous sommes au Japon (ou un monde d'inspiration japonaise).

Malgré ces pavés de reproches, je ne peux pas dire que ma lecture ait été horrible pour autant. Le texte est bien écrit, les personnages sont attachants, il y a beaucoup de rythme et peu de temps morts.. Les combats, nombreux, sont agréables à suivre. L'histoire est certes basique, mais menée efficacement. Seul couac, le premier tome se termine par une révélation amenée d'une façon bien maladroite et artificielle. La ficelle est un peu grosse !

En fait, si je suis si négatif dans ma critique, c'est dû à une méprise de ma part sur le contenu du roman. J'espérais une ambiance à la Kurosawa, or Vent rouge est un shônen. Du bon shônen, cependant. Si je l'avais lu étant adolescent, j'aurais certainement adoré, mais mes goûts ont changé et les romans jeunesse ne sont plus vraiment ma tasse de thé.

Je lirais tout de même la seconde partie, car j'ai envie de connaitre la fin de l'histoire. Et qui sait, peut-être serais-je agréablement surpris... On verra bien.

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16 décembre 2018

Mona Lisa s'éclate (Mona Lisa Overdrive) - William Gibson

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Quatrième de couverture :

Une nouvelle macroforme est apparue dans le Conurb : l'aleph. Un gigantesque empilement de biopuces capables de reconstituer tous les savoirs, toutes les données de l'univers. Un fantastique instrument de pouvoir !
Tous les pirates de cyberspace sont à sa recherche. Mais qui le détient réellement ? Bobby, un génie du logiciel ? Dame 3Jane, l'héritière clonée de l'empire Tessier-Ashpool ? Ou Angie, vedette de cinéma, fille du savant Mitchell, le célèbre créateur des biopuces ?
L'enjeu est de taille ! Ils l'ignorent encore mais celui qui, au risque de sa vie, saura se rendre maître de l'aleph possèdera les clés d'un monde nouveau, un monde au-delà de l'humanité...

Mon avis :

Kumiko, la fille d'un puissant yakuza de Tokyo, est exilée dans un pays étranger ; Salle, une mercenaire aux yeux en verre-miroir, travaille pour la mafia londonienne ; Henry la Ruse, un ex-taulard, construit des robots de combat dans le désert ; Angela Mitchell, la fille du créateur des biopuces devenue star des stimsims, sort d'une cure de désintox ; Mona, une prostituée, ne rêve que d'une chose : se tirer de son appart infesté de cafards mutants.
Tous vont se retrouver impliqués, d'une manière ou d'une autre, à un évènement qui va bouleverser la face du Cyberespace : l'Aleph.

Mona Lisa s'éclate se déroule sept ans après les évènements de Comte Zéro. Comme dans ce dernier, on y suit plusieurs histoires en parallèle qui finiront par converger. Cela permet de découvrir les multiples facettes de cet univers et d'enrichir encore un peu plus un background bien dense, tout en maintenant rythme et suspens, car on se demande bien le rapport entre tout ce beau monde.
Paradoxalement, si l'objet central du récit se situe dans le Cyberespace, la majorité de l'histoire se déroule dans le monde réel.

Il est important d'avoir lu les deux précédents tomes auparavant car l'histoire y fait abondamment référence et plusieurs personnages feront leur réapparition. Ayant lu Neuromancien et Comte Zéro il y a respectivement dix et huit mois, j'ai un peu peiné à recoller les morceaux en début de lecture. Heureusement, quelques rappels de l'histoire m'ont aidés à me souvenir. Il aurait tout de même été plus confortable que je laisse passer moins de temps entre le deuxième et le troisième tome.

Mona Lisa s'éclate est dans la lignée des tomes précédents. On y retrouve les même ingrédients et la recette est toujours aussi bonne. S'il ne fera pas changer d'avis les réfractaires de la série, il ravira les fans en apportant une très bonne conclusion à la trilogie.

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