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Quatrième de couverture :

L'Université de l'Invisible a reçu un message de la plus haute importance venu d'Aurient : l'empereur de la Cité interdite demande un mage, ou plutôt le « Grand Maje ». Chez les Hong, au pays de la Grande Muraille, c'est en effet la zizanie suite à la parution d'un petit livre rouge : Ce que j'ai fait pendant mes vacances. Et le seul vers qui l'on peut se tourner à Ankh-Morpork, c'est bien entendu le roi de la poisse, Rincevent. A la tête de l'armée Rouge, il devra bientôt affronter Cohen le Barbare (un mètre cinquante avec des semelles) et sa Horde d'Argent (80 ans de moyenne d'âge) bien décidés à faire un casse...
Rincevent, qui ne rêvait que de tranquillité après toutes ses mésaventures, va finalement devenir un héros !
Peut-être...

Mon avis :

Ankh-Morpork reçoit un étrange message en provenance de l'Empire Agatéen, situé à l'autre bout du disque : « Envoyez-nous tout de suite le grand maje. » L'Archichancelier Ridculle, de l'Université Invisible, décide d'y envoyer le seul "maje" à orthographier ce mot ainsi : Rincevent.

Cela faisait un bail que nous n'avions plus de nouvelle de Rincevent. Depuis le tome 9 : Éric, pour être précis. Rincevent, le mage raté, l'expert en fuite, le polyglotte* à la lâcheté proverbiale et au cynisme à toute épreuve, m'avait manqué !

Ses tribulations l'emmènent du côté de l'Empire Agatéen, un pays d'inspiration chinoise, avec un soupçon de Japon (ninjas, samouraïs...). L'Asie, voilà un thème qui me plait bien. Contrairement à la musique du tome précédent, j'ai pu cette fois saisir de nombreuses références : l'Art de la guerre de Sun Tzu, le petit livre rouge de Mao, Gengis Khan, le parquet rossignol, l'armée de terre cuite de l'empereur Qin... Quant au titre, il parodie le célèbre roman de Jules Verne : Les Tribulations d'un Chinois en Chine. Mais là il faut féliciter l'excellent travail du traducteur Patrick Couton. Si le titre original (Interesting Times) cache une référence, elle m'aura échappé.

Pour en revenir à l'histoire, Rincevent se retrouve une fois de plus au mauvais endroit, au mauvais moment, coincé entre une guerre de succession, une armée rebelle et, ô joie : une horde barbare. Pourquoi ô joie ? Mais parce que qui dit barbare, dit Cohen ! Lui aussi, cela faisait un bail qu'on ne l'avait pas vu. Ses nombreux fans seront ravi de savoir qu'il joue un très grand rôle dans l'histoire, avec autant, sinon plus, de temps d'apparition que Rincevent. Cohen le barbare est à la tête d'une horde... mémorable, qu'il a réuni pour le casse du siècle. Tout un programme !

Sinon, je me répète à chaque critique, mais c'est toujours aussi bien écrit. L'humour à la Monty Python, mêlant comique de situation et satire intelligente, fait mouche une fois encore. J'ai bien ri et je n'ai pas vu les pages passer.

Un excellent cru !


* Rincevent a un réel don pour les langues qui lui permet de crier « Ne me tuez pas ! » et de se faire comprendre dans une centaine de pays différents.