image

Quatrième de couverture :

Des rumeurs alarmantes circulent sur l'Oasis, cette luxueuse résidence californienne érigée aux abords du désert Mohave. Sous prétexte d'assurer la sécurité des locataires, on y pratiquerait le voyeurisme au moyen de caméras et de micros dissimulés. On raconte que tous ceux qui habitent là seraient les victimes consentantes de ce curieux rituel. Est-ce une légende ? Est-ce possible de vivre dans un tel enfer sans devenir fou ? Et si la réalité était pire encore ? Si l'obsession de la sécurité absolue pouvait conduire au meurtre organisé ? Quand la folie tire les ficelles du crime, tout est possible, même le pire... surtout le pire!

Mon avis :

Ernst Noman, architecte visionnaire et obsédé par le tout sécuritaire depuis le meurtre tragique de son épouse, crée l'Oasis, une tour high-tech conçue comme un cocon inaccessible à toute forme de criminalité. Mais tout n'est pas rose sous le soleil... Une journaliste, venue rédiger la biographie de l'architecte, disparait mystérieusement, et son ami Oswald Caine se rend sur les lieux pour en savoir plus.

Serge Brussolo nous livre un thriller dont il a le secret. Avec son style si particulier, il nous brosse le portrait d'une galerie de personnages atypiques. Autre protagoniste du récit, l'Oasis, une tour futuriste décrite comme un vaisseau spatial échoué au centre d'un désert brûlant, est un décor parfait pour un hui-clos. Je regrette d'ailleurs qu'il n'ait pas été plus exploité. L'auteur a préféré se concentrer sur les gens plutôt que sur le décor, mais c'est dommage, il aurait très bien pu faire les deux.

Le roman est court, ce qui n'empêche pas un ventre mou au milieu. Heureusement, un rebondissement fait prendre au final un tour inattendu. L'intrigue est bonne, et dans l'ensemble cela m'a plu, mais ce n'est pas le meilleur Brussolo que j'ai lu. Il lui manquait un je ne sais quoi qui m'a laissé sur ma faim.

C'est un peu frustrant. J'aurais aimé l'aimer plus.

image