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Quatrième de couverture :

Bienvenue à Ikebukuro West Gate Park.
Un square ouvert aux aventuriers urbains, à la sortie ouest de la gare d'lkebukuro C'est là que Makoto et ses amis ont établi leur QG. Makoto a dix-neuf ans, et c'est un trouble shooter, un " solutionneur d'embrouilles ". Des embrouilles. il n'en manque pas dans ce quartier où se rencontrent gamins à la dérive, yakuzas, filles perdues et clandestins dans le Japon de l'envers. Avec pour seules armes son énergie et sa débrouillardise, Makoto résout les énigmes, vient en aide à ceux qui sont dans la détresse, et tente de ramener la paix dans les rues menacées par une sanglante guerre des gangs.

Mon avis :

Ikebukuro West Gate Park, ou l'histoire de Majima Makoto, jeune tokyoïte résidant à Ikebukuro, quartier chaud de la capitale. Gangs de rue, yakuza et love hôtels sont son lot quotidien. Pour autant, Makoto n'est pas un voyou. C'est même plutôt un bon gars. Et il aime son quartier. Aussi, quand des crimes se produisent et que la police est impuissante, son bon fond l'empêche de fermer les yeux et de rester sans rien faire.

Le livre est divisé en quatre nouvelles dans lesquelles Makoto et sa bande résoudront chaque fois un crime différent. Coincer un étrangleur, retrouver une fille disparue, sauver la vie d'un clandestin ou carrément arrêter une guerre de gang, les situations sont variées et les quatre histoires s'enchaînent naturellement comme les différents chapitres d'un roman.

Bien qu'il soit sujet d'enquêtes, on est bien loin d'un roman policier traditionnel ou d'un thriller. Ici le héros nous raconte son quotidien de jeune désoeuvré de dix-neuf ans qui aide sa mère dans son magasin de fruits et légumes en attendant de savoir quoi faire de sa vie. Je me suis naturellement attaché à ce personnage et me suis laissé happer par ses aventures.

Pour faire simple, j'ai adoré ce roman. Ira Ishida dépeint avec des mots simples mais d'une pure justesse un quartier et ses habitants. C'est particulièrement vivant et rafraichissant. Car, même si les situations évoquées sont graves, parfois même bien glauques, le ton général reste positif et j'ai aimé ça.

Ikebukuro n'est pas un quartier en noir et blanc avec d'un côté les méchants et de l'autre les gentils. Ce n'est pas non plus un monde tout gris. Au contraire, c'est un univers tout en couleurs qui se dévoile au fil des pages.

Deux autres tomes suivent ce roman. Si ils sont du même acabit, j'en m'en réjouis d'avance.