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Quatrième de couverture :

Salut Toto ! Salut Chouquette !", voilà les mots prononcés lors de la première rencontre entre un martien et un homme. L'étonnement et l'émerveillement vont être cependant de courte durée. En effet, les petits hommes verts ne sont pas du tout comme nous avions pu les imaginer jusqu'à présent. Malpolis, prétentieux, indécents, curieux à l'extrême, ils sont tout simplement insupportables. Ils prennent, de plus, un malin plaisir à révéler les secrets les mieux gardés. Grâce au "couimage", ils sont insaisissables et se déplacent instantanément où ils veulent. Seuls les psychiatres et les pharmaciens profitent de leur arrivée. Lorsqu'on leur demande pourquoi ils sont là, ils répondent : "Qu'est-ce que les gens vont faire dans les zoos sur ta cochonnerie de planète ?"
Que pourra bien faire un auteur de science-fiction en mal d'inspiration, un marabout africain ou un portier de Chicago face à ce fléau impitoyable.

Mon avis :

26 mars 1964, la Terre est subitement envahie par un milliard de martiens. Ces derniers sont, comme le dit Fredric Brown lui-même, le pire des clichés : des petits hommes verts.

< Dis donc, tête de pioche, tu sais ce qu'il te dit, le cliché ? >

Mais, que... Qu'est-ce que vous faîtes là ?

< D'après toi ? Je veille à ce que tu racontes pas d'âneries. Mais continues, fais comme si j'étais pas là. >

Euh... Oui, bon. Ce qui pourrait être le début d'une banale histoire d'invasion extraterrestre est en fait plus original que cela, car les martiens ne sont pas venu pour faire la guerre... Mais pour nous casser les pieds !

< Ah je le savais ! J'étais sûr que t'allais raconter des salades ! Eh, Toto, tu crois vraiment que si on s'est amusé à couimer sur plusieurs millions de kilomètres, c'est juste pour enquiquiner des voisins arriérés ? >

Mais vous ne voulez pas nous dire pourquoi vous êtes venus !

< Parce que c'est pas tes oignons. >

...
Bref. Non seulement on se rend vite compte que les martiens sont insupportables, mais en plus il semble totalement impossible de les tuer, blesser, repousser ou même tout simplement les gêner. L'histoire est d'une simplicité confondante, mais Fredric Brown réussi a maintenir le suspens jusqu'au bout grâce à une question tout bête : comment s'en débarrasser ?

< T'aimerais bien le savoir, hein ? >

Je le sais déjà. J'ai lu le livre.

< Alors pourquoi tu racontes pas la fin toute naze de ce bouquin débile ? >

Alors d'abord, je n'ai pas trouvé la fin "toute naze". Au contraire, je l'ai trouvée plutôt subtile, jusqu'au post-scriptum un rien méta. Ensuite parce que cela ne se fait pas de spoiler une histoire dans une critique.

< Ah bon, ça s'fait pas ? Alors on a pas le droit de dire que Dark Vador, c'est le père de Luke ? Qu'à la fin, la maman de Bambi elle clamse ? Que le Kaiser Sozé, c'est le... >

STOP !

< Héhéhé... >

Euh... Que dire de plus. le roman est vraiment agréable à lire. Les chapitres sont courts et on les enchaîne sans s'en rendre compte. Si vous recherchez un petit livre de science-fiction fun et pas prise de tête à lire sur les plages cet été, c'est un choix parfait.

< Les Terriens ont vraiment des goûts de chiotte. Allez, je couime d'ici. >

Bon débarras !
Ou comme dirait l'autre : Martiens, go home !

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