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Quatrième de couverture :

Il y a peut-être cent mille ans... Depuis des générations, la tribu des Oulhamrs vit dans le confort que lui donne le Feu. Mais s'ils savent le conserver, ils sont incapables de l'allumer. Et quand un jour, au cours d'un affrontement, les cages sont détruites, c'est la catastrophe: ils seront de nouveau les proies du froid et de la nuit. Le chef Faouhm promet alors sa nièce Gammla et le commandement de la tribu à celui qui ramènera le Feu. Naoh, fils du léopard, part en chasse avec Nam et Gaw, jeunes guerriers lestes et rapides ; ils devront affronter le Lion Géant et l'Ours Gris, combattre les Dévoreurs d'Hommes et les Nains-Rouges, se lier avec les Mammouths et les Hommes-sans-épaules, et surtout compter avec la convoitise et la haine de Aghoo le Velu et ses frères...

Mon avis :

Depuis des générations, la tribu des Oulhamrs voyage en transportant le Feu dans des cages de pierre. Après un affrontement sauvage avec une tribu ennemie, les cages sont détruites. C'est la catastrophe, car si les Oulhamrs savent conserver le Feu, ils sont incapables de le produire. Faouhm, le chef, promet sa nièce Gammla ainsi que le bâton du commandement au guerrier qui rapportera le Feu à la tribu. Naoh, fils du Léopard, se porte volontaire.

Comme beaucoup j'imagine, je garde un bon souvenir du film de Jean-Jacques Annaud. C'est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis plongé dans le roman de J.-H. Rosny aîné. D'autant plus que cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir cet auteur.

Lorsque la Guerre du feu parait en 1910, la paléontologie est une science encore jeune et la préhistoire une période méconnue du grand public. L'histoire a un côté exotique indéniable. Aujourd'hui, même après avoir lu Rahan et vu l'Odyssée de l'espèce à la télé, j'ai ressenti un réel dépaysement à la lecture du roman de Rosny aîné. J'ai découvert un monde sauvage et brutal, mais également beau, voire même poétique ; un monde où l'homme n'est pas encore l'espèce dominante.

L'aventure est simple, mais on ne s'ennuie jamais et les péripéties s'enchaînent naturellement. Les dangers sont nombreux, entre les animaux, les autres tribus d'hominidés et les aléas du climat. Rosny aîné dépeint la nature avec beaucoup de détails, nous faisant découvrir la faune et la flore de l'époque. Outre les grands fauves, les rois de la préhistoire sont les mammouths, qui ont droit aux plus belles scènes du roman.

Naoh, le fils du Léopard, est un guerrier agile et rusé. Primitif, mais non dépourvu de noblesse, il est en quelque sorte le prototype des héros futurs. Pas tout à fait un homme (ce n'est pas un homo sapiens) mais bien plus qu'un animal, l'auteur a réussi a lui donner une personnalité et des réactions crédibles. Naoh est un personnage rustique, mais attachant.

Je trouve que le roman a très bien vieilli. Il reste agréable à lire et ne m'a jamais paru daté. Une découverte rafraîchissante dans un été torride.