ldp02054-1968Quatrième de couverture :

Tandis qu'ils sont tous les deux en poste à Mostaganem, le capitaine Servadac et son ordonnance, Ben-Zouf, se retrouvent pris au cœur d'un évènement des plus singuliers. Une comète, effleurant la Terre, a emporté dans sa course quelques parcelles de la planète, incluant celle où logent les deux militaires, et avec elles toute une petite communauté d'origines disparates. Russes, français, Italiens, Espagnols vont devoir organiser la vie à bord, pour un voyage de deux ans à travers le monde solaire.

Mon avis :

Une fois n'est pas coutume, voilà un roman de Jules Verne plutôt décevant. Tout d'abord, beaucoup de personnages m'ont paru assez peu attachant. Ben Zouf, l'aide de camp, est agaçant, Palmyrin Rosette, l'astronome, est méprisant, les deux capitaines anglais (dont j'ai déjà oublié le nom), sont tristement caricaturaux. Quant à Isaac Hakabut, il est... comment dire ? Disons que j'ai été très désagréablement surpris de trouver un tel cliché antisémite dans un roman de mon auteur préféré. Heureusement, les personnages principaux rattrapent le niveau. Hector Servadac est un leader charismatique, bien secondé par le comte Timascheff et le lieutenant Procope.

Pour ce qui est de l'histoire proprement dire,  j'ai trouvé le postulat de départ, une comète qui emporte un bout de la Terre pour un tour du système solaire, bien trop fantaisiste à mon goût. Toutefois, l'auteur nous gratifie, comme à son accoutumée,  d'un rapport complet sur l'état des connaissances scientifiques de l'époque au sujet du système solaire et des comètes, ce qui est toujours un régal à lire. Mais tout cela est délayé dans une intrigue au démarrage poussif et à la fin abrupte et peu satisfaisante.

Malgré tout ces écueils, cela reste Jules Verne, avec son style inimitable, que me procure toujours autant de plaisir à la lecture. J'ai été déçu, mais seulement parce que j'en attendais bien plus.

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