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Quatrième de couverture :

Fils de roi sans le savoir, Lancelot ne cesse de provoquer le destin, héros auréolé de gloire et par-dessus tout aimé des femmes.
Viviane, d'abord, la Dame du Lac, qui le soustrait à sa mère dès sa plus tendre enfance pour l'élever dans son palais de cristal. Mais n'est-ce pas pour en faire le meilleur chevalier du monde ? Morgane, sulfureuse et féérique, qui voit en lui le seul à pouvoir apaiser ses passions. Las ! S'il doit conquérir le monde, ce n'est pas pour elle ! C'est pour Guenièvre, l'Elue, l'épouse du roi Arthur. Déchiré entre son désir de pureté et sa folle passion pour la reine, Lancelot court monts et merveilles pour cette femme sans égale.
Mais s'il génère des prouesses, ce service d'amour n'est-il pas aussi sacrilège ? Le plus éblouissant de tous, Lancelot peut-il combattre les élans de son cœur ? Guenièvre ou le Graal ? L'amour fou ou l'amour sacré ? Le choix est périlleux.

Mon avis :

Jean Markale, dans le troisième volume de son Cycle du Graal, continue son travail de reconstitution du mythe d'après les nombreuses sources médiévales européennes. Après Merlin, Arthur, et les premiers chevaliers de la Table Ronde, ce tome est consacré au plus célèbre d'entre eux : Lancelot du Lac.

Contrairement au deux précédents livres qui avaient plusieurs tête d'affiche, dans celui-ci, Lancelot est le héros de toutes les histoires. Les autres personnages d'importance sont soit des alliés (Gauvain, Galehot), soit des adversaires (Méléagant), soit les femmes, éléments essentiels et formateur du héros. Viviane, tout d'abord, qui sera sa mère de substitution, puis Guenièvre, son amour interdit, et enfin Morgane, qui voit en lui un instrument de pouvoir.

Dans la parfaite lignée de la série, ce tome en conserve les défauts et les qualités. Malgré son héros unique, et le travail d'unification de Jean Markale, j'ai toujours plus l'impression de lire un recueil de contes d'origines diverses qu'un roman. Il y a quelque bizarrerie de continuité, notamment. L'exemple le plus frappant sont les deux chapitres qui se concluent sur l'amitié entre Lancelot et Galehot, et qui font de ce dernier le compagnon d'arme officiel du héros. Pourtant Galehot est absent des chapitres suivants, et ne réapparaitra qu'à la toute fin pour un rôle mineur (essentiel néanmoins, mais je n'en dirais pas plus).

Néanmoins, la lecture reste agréable et c'est toujours un plaisir de découvrir le mythe arthurien au plus près de ses origines. La fin donne très envie de lire rapidement la suite, surtout quand on en connait le titre : La Fée Morgane.