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Quatrième de couverture :

Seul, il a réussi à soulever Excalibur, à brandir l'épée magique, gage et symbole de sa souveraineté. Il doit maintenant affermir son pouvoir, conquérir son royaume. Reconnu par Dieu et les puissances surnaturelles, Arthur ne l'est pas encore par les seigneurs de l'île de Bretagne. Mais Merlin, faiseur de sortilèges, veille et continue, pour lui, à agir dans l'ombre. Le roi, grâce aux dons extralucides de son mentor, deviendra le pivot « inspiré » de « La Table Ronde », société idéale qui est en train de naître. Avec l'aide de ses « compagnons-chevaliers » qu'elle rassemble autour de lui pour assurer la permanence et l'équilibre d'un monde nouveau, il va pouvoir désormais affronter les obstacles, défaire ses ennemis.
Pourra-t-il cependant, de manière durable, faire triompher le bien, mener à terme sa mission, s'opposer en toutes circonstances au déroulement tortueux de la fatalité ? Oui, si Merlin le veut. Encore faudrait-il, pour cela, que des forces contraires ne viennent pas bouleverser le grand œuvre de celui sans lequel rien ne serait jamais arriver...

Mon avis :

La Naissance du roi Arthur, le tome précédent, se terminait avec Arthur brandissant Excalibur hors du rocher et devenant, de ce fait, roi de Bretagne. La pilule est dure à avaler pour les autres seigneurs, qui n'admettent pas qu' un simple bâtard les dirigent. Car seul Merlin connait les véritables origines d'Arthur, ce dernier les ignorant lui-même. Arthur devra donc, dans un premier temps, accomplir de grandes prouesses afin de légitimer sa place et dans un second, rétablir la Table Ronde.

Puis on passe en revue les exploits de plusieurs chevaliers. Certains connus, tels Gauvain ou Tristan, et d'autres beaucoup moins, comme Kilourh, le Bel Inconnu ou encore Balin. À ce propos, j'ai longtemps pensé qu'il n'y avait que douze chevaliers à la Table Ronde, mais Jean Markale m'apprend que leur nombre n'a jamais véritablement été établi et varie d'un auteur à l'autre, montant jusqu'à cent cinquante dans certaines versions.

Ce second tome est dans la parfaite lignée du premier. Il n'a aucune raison de déplaire à ceux qui ont apprécié ce dernier, mais de la même façon, si vous n'avez pas aimé le premier tome, il est inutile de continuer la série en espérant un changement. La juxtaposition des différentes histoires forme une sorte de patchwork, et pourtant un grand plan se dessine déjà. Les germes d'évènements à venir sont semés, avec la naissance de Lancelot et Mordred ou les exploits de Balin qui sont directement liés à la future quête du Graal.

Beaucoup d'histoires tournent autour d'exploits martiaux, contre des guerriers maléfiques, des géants, des dragons ou d'autres créatures fantastiques, mais d'autres s'en éloignent, comme la relation entre Merlin et Viviane, la Dame du Lac, ou encore Tristan et Iseult. Un conte que je croyais connaître et en fait non. Le final m'a surpris, très drôle mais à la moralité douteuse.

C'est toujours un plaisir de découvrir la légende dans sa version primitive et j'ai hâte d'en connaitre la suite dans les prochains tomes.