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Quatrième de couverture :

À la Martinique, Jean, un jeune ingénieur français, va enfin réaliser son rêve : voir le fameux mont Pelé. Mais une fois arrivé aux abords du volcan, il est témoin d'un évènement stupéfiant : un homme, Olivio de Avarca, projette de faire exploser la montagne !...
Dans la maison où il se réfugie, Jean constate avec effroi que ses occupants sont plongés dans un profond sommeil... Il a juste le temps d'enlever une ravissante jeune fille.
Que signifient ces phénomènes troublants ? Pourquoi la terre est-elle recouverte de neige à la suite du cataclysme ? Jean saura-t-il percer tous ces mystères ?

Mon avis :

L'histoire débute en Martinique. Jean, un jeune ingénieur français, souhaite voir de près le fameux mont Pelé. Sur place, il surprend des bandits menés par un certain Olivio de Avarca. Ce dernier projette de faire sauter le volcan ! Le pauvre Jean se fait capturer, mais parvient à s'échapper juste avant la catastrophe. Pendant l'éruption, qui dévaste la rêgion, il réussit à sauver Stella, une jeune femme qui se trouve être la fille d'un scientifique assassiné par le sinistre Olivio. Jean accepte de l'aider à se venger, et pour cela, ils devront se rendre au Brésil.

Au Brésil, oui, car il sera également question d'une prophétie Inca, d'un trésor et d'une sœur prêtresse du soleil à sauver d'un sacrifice. Un peu confus n'est-ce pas ? Et encore je ne vous ai pas parlé des deux pères adoptifs de Jean, ni des quatres aventuriers' deux marseillais et deux canadiens, également à la poursuite de la prêtresse inca. Et dire que je n'ai pas non plus parlé des capsules de verres capables de générer un froid intense, inventées par le père de Stella et dérobées par Olivio !

Avec sa profusion de personnages et de sous-intrigues, les Semeurs de glace souffre de gros problèmes de rythme et de structure. Paul d'Ivoi préfère s'attarder sur les passages humoristiques plutôt que sur l'aventure. Certains moments, bien trop long, ne sont que prétextes à des quiproquos digne d'un théâtre de boulevard , tandis qu'ailleurs, l'auteur nous résume trois mois de voyage dans la jungle en deux petites pages. C'est très frustrant, parce que c'est justement cela que j'aurais aimé lire !

J'ai déjà parlé de la pléthore de personnages, mais j'ai omit de dire que la plupart avaient des accents caricaturaux. Entre oun italiano qui parla commé zéla, un marseillais avé l'assent pitchoun ! un anglais so british, des nègres qui parler piti nègue, ti comprendre mi, massa ? C'est une vraie tour de Babel, là dedans, et certains dialogues en deviennent particulièrement pénibles à déchiffrer !

Malgré tout, le roman a des côtés plaisants. Il y a quand même de l'aventure, si l'on gratte un peu, avec son lot de péripéties et d'exotisme. Les personnages sont pittoresques et attachants, si on fait abstraction des accents insupportables. La science-fiction est moins présente que dans le Docteur Mystère, mais elle repose sur des bases scientifiques plus crédibles. Et enfin, le texte est illustré de magnifiques gravures. J'oserais même dire qu'elles sont bien plus belles que celles des roman de Jules Verne (et cela me coûte de le reconnaître !).

Néanmoins, les Semeurs de glace cumule trop de défauts pour être une lecture plaisante. Dans la série des Voyages excentriques, vous pouvez l'oublier sans regret. J'ai largement préféré le Docteur Mystère.