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Quatrième de couverture :

Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion.
À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine.

Mon avis :

LES PÂTES AU PARMESAN

INGRÉDIENTS :
- De l'eau
- Des pâtes
- Du sel gros
- De l'huile
- Du beurre
- Du parmesan à la coupe

RECETTE :
Remplissez un faitout ou une grande casserole avec deux bons litres d'eau et ajoutez une grosse pincée de sel gros et une cuillerée à soupe d'hule. Chauffez jusqu'à ébullition.

J'ai décidé de me faire à manger pendant cette critique. Pourquoi pas, après tout ? Mais parce que la cuisine et moi, ce n'est pas le grand amour, je vais me cantonner à un basique que je maîtrise, les pâtes. Avec du parmesan, tout de même. Et surtout pas de parmesan en sachet, par pitié ! Un morceau à la coupe, il n'y a que ça de vrai. Ce fromage peut se conserver des mois dans du film alimentaire, au fond du bac à légume du frigo. Alors, amis celibataires, n'hésitez pas à en acheter un bon morceau, ce n'est pas si cher et c'est tellement bon.
Pendant que l'eau chauffe, parlons un peu de ce roman de Laura Esquivel : Chocolat amer.

Le titre complet est : Chocolat amer, roman-feuilleton où l'on trouvera des recettes, des histoires d'amour et des remèdes de bonne femme. Je trouve que c'est un très bon résumé.
Tita, cadette de la famille, vit au Mexique avec sa mère et ses deux sœurs. Elle a deux passions : la cuisine et Pedro. Ce dernier aime Tita, mais elle ne peut l'épouser, à cause d'une mère autoritaire et d'une tradition familiale rétrograde. Alors Pedro décide d'épouser une des sœurs de Tita, Rosaura. Il ne l'aime pas, mais c'est le seul moyen de rester proche de l'élue de son cœur.

Quand l'eau bout, ajoutez les pâtes et baissez le gaz. Continuez la cuisson à feu doux en remuant régulièrement avec une cuillère en bois. Si vous avez choisi des spaghetti ou des taglliatelle, touillez avec une fourchette à deux dents, mais faites bien attention à ne pas rayer le fond de la casserole.
Pendant la cuisson des pâtes, râpez une bonne quantité de parmesan dans un bol.

J'adore le parmesan. Quand j'ai finit de le râper, mon petit plaisir est de lécher le bout de mon doigt pour coller les petits grains de fromages qui sont tombés sur la nappe. C'est trop bon !
J'aime nettement moins l'eau de rose que le parmesan. Autant dire que les déboires sentimentaux de Tita et Pedro m'ont paru assez ennuyeuses. Malgré la brièveté du texte, il y a des longueurs. Pour parler franchement, les derniers chapitres m'ont gonflés... comme les pâtes en fin de cuisson.

Quand les pâtes commencent à gonfler et blanchir, c'est signe qu'elles sont bientôt cuites. Goûtez-en une de temps en temps. Quand la cuisson est à votre convenance, égouttez et versez les pâtes dans un plat. Ajoutez quelques grosses noisettes de beurres et la moitié du parmesan râpé. Mélangez bien et servez tant que c'est chaud.
Mettez le bol contenant le reste du parmesan sur la table pour saupoudrer vos assiettes pendant le service.

Le roman est truffé de recettes, présentées comme dans cette critique. Des paragraphes qu'on dirait sortis tout droit d'un livre de cuisine et qu'on pourrait extraire du roman sans que le texte n'en soit changé. C'est original, mais assez bizarre et franchement, je ne sais pas si j'aime ou pas. Par contre, je dois reconnaitre que les recettes sont appétissantes et autrement plus élaborées que mes pâtes au parmesan.

Si j'étais un bon cuisinier, j'aurais également donné la recette d'une bonne sauce d'accompagnement. C'est malheureusement au delà de mes compétences. Les seuls autres plats que je sais faire se réchauffent au micro-onde. Du moins, tant que la durée est indiquée sur le paquet.

J'ai trouvé dans Chocolat amer un livre de recette à la présentation originale, une romance ennuyeuse et même, ce qui n'est pas pour me déplaire, quelques touches de fantastique. Mais tous ces ingrédients ont donné un plat à la saveur trop étrange pour que je l'apprécie vraiment.

Finalement, je crois que la cuisine mexicaine est un peu trop compliquée à mon goût. Je vais plutôt me dépêcher de manger mes pâtes avant qu'elles ne refroidissent.