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Quatrième de couverture :

Glâva a toujours été différente. Ses cheveux, sa taille, sa vivacité, les doit-elle à son aïeule enlevée aux tribus des Lacs Verts ? Elle se voit mal soumise au guerrier qui la désire, Kzahm à l’odeur de chacal, qui ne rêve que de lui briser les dents canines dans le rituel d’union.  Mais le volcan, au pied duquel sont les grottes des Tsoh, sa tribu, se réveille. Amhao, sa sœur, qui lui est plus chère que tous, doit être sacrifiée pour apaiser les forces telluriques. Glâva ne voit que la fuite. Pour la sauver, elle entraîne sa sœur dans une aventure où elles apprendront peu à peu à se défendre, à chasser et à survivre seules. Cependant, le volcan a englouti la majorité de la tribu des Tsoh qui n’ont d’autre choix que de kidnapper les femmes Ougmar du clan du Fleuve Bleu. Ils vont rencontrer les fugitives et aussi Helgvor, un jeune guerrier du Fleuve Bleu plein d’astuce et de force…

Mon avis :

Glâva profite d'une éruption volcanique pour s'enfuir avec sa sœur Amhao et échapper au sacrifice de cette dernière, décidé par l'ancêtre du clan. La catastrophe ayant décimé leurs rangs, les Tzoh survivants font un raid chez les Oumgar, la tribu du fleuve bleu, pour leur ravir leurs femmes. Helgvor part à la poursuite des Tzoh et découvre Glâva et Amhao en bien mauvaise posture...

Après La Guerre du feu et Le Félin géant, je poursuis ma découverte de l'œuvre de J.-H. Rosny aîné avec Helgvor du fleuve bleu, le dernier de ses romans préhistoriques. Je reste en terrain connu, l'auteur reprenant tous les ingrédients que j'ai aimé dans ses précédents livres. Le monde est sauvage, l'aventure est simple, mais pleine de péripéties. Entre affrontements brutaux entre tribus ou avec des animaux sauvages, on n'a pas le temps de s'ennuyer.

La bonne surprise vient de Glâva, une jeune femme préhistorique éprise de liberté qui refuse de subir le joug des hommes sans avoir sont mot à dire. Peut-être la première féministe de l'histoire ! Cependant, le personnage ne parait pas anachronique car ses actes et réflexions restent dans l'ordre du plausible. Le talent de l'auteur pour dépeindre des personnages pas encore tout à fait humains, mais qui sonnent justes est d'ailleurs un gros point fort de cette série de romans.

Bref, encore un bon roman de Rosny aîné. La prochaine fois, je m'attaquerais probablement à un autre pan de son œuvre : les récits de science-fiction.

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