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Quatrième de couverture :

Il neige, la ville est décorée, les sapins sont en place, on attend les cadeaux. Il ne manque que le père Porcher et son costume rouge. Mais où est-il ? Kidnappé, en vacances, assassiné ? En attendant, il lui faut un remplaçant : un faux costume, une hotte, une fausse barbe et un, traîneau tiré par des cochons sauvages... c'est la Mort qui s'y colle ! Suzanne, sa petite-fille, est surtout préoccupée par les deux enfants dont elle s'occupe et veut retrouver à temps le père Porcher. Les petits voient déjà suffisamment de monstres dans leur propre maison. Mais la Guilde des Assassins a signé un contrat avec d'étranges créatures...

Mon avis :

« Oh ! Oh ! Oh ! *»
Dans quelques jours, ce sera l'été. Quoi de mieux en cette occasion qu'un conte de Noël ! Oui, bon, chez Pratchett, on appelle cela la Nuit du Porcher, et le Père Porcher parcourt le ciel dans un traineau tiré par quatre cochons. On est sur le Disque-Monde après tout, quoi de plus normal ?

Car ce tome 20 (déjà !) des Annales du Disque-Monde est bien un conte de noël, mais d'un genre assez particulier. Tout débute quand la Guilde des Assassins d'Ankh-Morpork accepte un contrat des plus inhabituel : éliminer le Père Porcher ! Mais est-il seulement possible de tuer une croyance populaire ? Lheureduthé, le plus inquiétant des Assassins, pense que oui, et il a même un plan. Mais c'est sans compter sur la Mort, qui a décidé de s'occuper de la distribution de cadeaux au pied levé, ni sur Suzanne Sto Hélit, sa petite fille.

Dans les Annales, il y a plusieurs « cycles dans le cycle ». Le cycle de Rincevent, des Sorcières, du Guet... Le cycle de la Mort n'est pas mon préféré. "Mortimer" était très amusant, mais j'ai trouvé "Le Faucheur" bancal. Quant à "Accros du roc", c'était une redite (en moins bien) des "Zinzins d'Olive-Oued". Heureusement, tous ces romans restaient agréables à lire, grâce à l'humour et à l'inventivité de Terry Pratchett.
Il en est de même pour ce tome-ci. Une lecture sympathique, mais qui ne m'a qu'à moitié convaincu.

Dans le Père Porcher, trouve qu'il y a un gros problème de rythme. On commence par suivre Lheureduthé dans ses œuvres. Il organise les préparatifs de son plan ingénieux, une sorte de casse du siècle. Tout cela est très intrigant. Puis l'assassin va disparaitre ensuite pendant plus de la moitié du roman et quand on le retrouve enfin, il n'aura pas avancé d'un poil dans son plan. L'entre deux m'a donné une impression de remplissage.

Cela ne m'a pas empêché de rigoler, ceci dit. Voir la Mort jouer au Père Porcher est très amusant, et les mages sont toujours aussi déjantés. Une fois encore, l'humour made in Pratchett fonctionne à merveille. Dans le rôle du grand méchant, Lheureduthé est menaçant, juste comme il faut. En revanche, j'ai plus de mal avec Suzanne. C'est le personnage principal, mais à côté de la Mort, elle me parait bien fade.

Bref, j'aime beaucoup la Mort, mais ses aventures ne sont clairement pas mes préférées.


* Que ceux qui ont dit « Géant Vert ! » sortent immédiatement.

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