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Quatrième de couverture :

Une série de crimes sauvages bouleverse Bottanuco, une petite ville du nord de l'Italie. Des cadavres de femmes mutilées, des signes de cannibalisme, des aiguilles disposées comme dans un rituel magique... Alors que la police se perd en fausses pistes et que l'insaisissable meurtrier continue de frapper, deux journalistes s'emparent de l'affaire : Marco Besana, un grand reporter menacé de retraite anticipée, et Ilaria Piatti, une stagiaire méprisée de la rédaction mais incroyablement douée pour traquer les coupables.
C'est Ilaria qui réalise qu'il pourrait s'agir d'un imitateur de Vincenzo Verzeni, le tout premier tueur en série italien de la fin du XIXe siècle. Mais qu'est-ce qui peut bien relier les victimes à ce tueur mort il y a plus d'un siècle ?

Mon avis :

Tout d'abord, merci à Babelio et aux éditions Albin Michel de m'avoir envoyé ce livre, à l'occasion d'une Masse Critique. Un petit pavé de 500 pages que j'ai dévoré en quelques jours.

Un crime spectaculaire a eu lieu en Italie, dans la région de Bergame. Une jeune fille est retrouvé morte, éventrée, les restes de son corps disposés dans une mise en scène macabre. Des organes manquent, on parle de cannibalisme. La police pense qu'il s'agit d'une secte. Marco Besana, journaliste de terrain, est tout disposé à les croire, quand il reçoit un message d'Ilaria Piatti, une jeune stagiaire de sa rédaction. Selon elle, le tueur imiterait Vincenzo Verzeni, le tout premier tueur en série italien de la fin du 19e siècle. Si son intuition est bonne, alors d'autres crimes suivront...

Marco Besana est un journaliste expérimenté et talentueux, que son journal pousse à la retraite anticipée pour raisons budgétaires. Il est blasé, colérique, grande gueule, mais a un bon fond. Ilaria Piatti est une jeune idéaliste, maladroite, un peu naïve et méprisée par la rédaction parce qu'elle est mal fagotée et pas très dégourdie. Mais Marco lui découvrira un réel don pour l'investigation et la prendra sous son aile. Ils forment un duo classique, mais qui fonctionne très bien. Ils ont une bonne alchimie et sont très attachants.

La Nostalgie du sang est un roman qui met l'accent sur l'investigation au détriment de l'action. On découvre le quotidien du journaliste : interview de témoins, recherche du scoop, mais également nécessité d'écrire un papier même quand on a rien découvert de neuf. Le récit alterne enquête et vie quotidienne. Le rythme est assez lent, mais les chapitres sont si courts (rarement plus de six pages) que je n'ai pas trouvé le temps long. L'enquête est passionnante et on a envie de lire toujours quelques pages de plus.

Quelques chapitres se déroulent au 19e siècle et nous mettent dans la peau des personnages de l'époque. Mais ces passages n'apportent rien au roman. Il aurait fallu soit les développer, soit les enlever. En l'état, c'est trop court (mis bout à bout, cela doit représenter une vingtaine de pages) pour être intéressant. Ceux qui seraient principalement tentés par le côté historique du roman seront forcément déçus.

Pour résumer, des personnages attachants, un rythme lent, mais une enquête prenante pour une lecture agréable. Je ne sais pas si c'est l'intention de Dario Correnti, mais je je ne serais pas contre retrouver le duo de journalistes pour une nouvelle enquête.

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