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Quatrième de couverture :

Moi qui n'étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu des facettes de mon père qui m'étaient inconnues. Je prenais conscience du fossé que j'avais creusé pour échapper à tout dialogue avec lui.

Mon avis :

Depuis que Yoichi vit à Tokyo, il trouve tous les prétextes pour ne pas retourner à Tottori, son village natal. L'annonce de la mort de son père le forcera à y revenir' après quinze ans dabsence. Lors de la veillée, de nombreux souvenirs de la vie du défunt sont évoqués.

Le Journal de mon père est la première bande dessinée de Jirô Taniguchi que je lit, et je me demande pourquoi j'ai tant attendu pour découvrir cet auteur.

J'ai adoré.

L'histoire est simple. Il s'agit essentiellement d'une évocations de souvenirs, de retour sur une époque, le Japon d'après-guerre dans un petit village de campagne. Il n'y a pas de grands mystères, de grands destins tragiques,juste des vies ordinaires de gens ordinaires. Et pourtant, c'est prenant, car tellement touchant. Tout est affaire de sensibilité, de nuance.
J'ai trouvé les personnages très bien écrits. Leur actions, leurs sentiments, sonnent justes. Je me suis senti très proche de Yoichi.

L'auteur explique dans une post-face que si cette histoire est une fiction, il s'est servi de souvenirs personnels pour l'écrire. Il a grandi dans le village de Tottori qui sert de cadre au récit. J'imagine que cela a fortement contribué à ce sentiment de vérité qui transpire de chaque page.

Le dessin est réaliste. Les décors sont très détaillés mais toujours lisibles. La mise en page est sobre, comme il sied à ce type de récit. Les visages paraissent, au premier regard, assez peu expressifs (tout l'inverse d'un Tezuka, par exemple), et pourtant on ressent bien une large palette de sentiments. Comme pour l'histoire, le trait de Taniguchi est tout en nuances.

Un vrai coup de cœur.