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Quatrième de couverture :

Un inconnu s'arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d'une Buick "Roadmaster", un magnifique modèle des années 1950... qu'il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.
Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d'Etat, et rien n'a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu'elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcox, le fils du policier initialement chargé de l'enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.
Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l'horreur ?

Mon avis :

Curt Wilcox, flic de Pennsylvanie, est mort en service. Une mort bête – comme si il y en avait des intelligentes –, écrasé par un poivrot. Ned, son fils, passe tout son temps libre au commissariat où travaillait son père. Une façon comme une autre de vivre le deuil...
Un jour', il découvre une Buick Roadmaster des années 50 garée dans le hangar B, derrière le poste. Comme Ned l'interroge à ce sujet, le sergent Sandy Dearborn décide de lui raconter l'histoire de la Buick. Une histoire fascinante qui concerne également son père. Mais ce faisant, Sandy ouvre peut-être la boîte de Pandore...

J'ai grandi avec Stephen King et ses histoires m'ont rarement déçu. J'aime sa façon d'écrire. Comme à son habitude, il plante un décor ordinaire (en Pennsylvanie, cette fois, au lieu de son Maine habituel) et les personnages sont des hommes et des femmes tout aussi ordinaires. Il se crée une proximité, une empathie naturelle avec le lecteur, et l'apparition du surnaturel, progressive, devient crédible.

Toutefois, je me demandais si, cette fois, je n'allais pas trouver ce roman redondant, car au vu de la quatrième de couverture (un très laconique : « Des Buicks, il y en a partout... Celle-ci sera votre pire cauchemar. ») je pensais trouver une sorte de remake de Christine... et bien pas du tout. L'histoire part dans une direction totalement différente. J'ai été agréablement surpris ! Sans rien dévoiler de l'intrigue, je peux dire que la Buick Roadmaster de ce roman n'a pas grand chose de commun avec la Plymouth Fury de Christine.

Les personnages sont attachants et l'histoire, racontée sous la forme d'un long flashback, est prenante. J'ai eu du mal à lâcher le livre, j'avais toujours envie de lire un chapitre de plus. La magie "King" a fonctionné une fois de plus.