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Quatrième de couverture :

Il est six heures moins dix. Un flash spécial de la NBC plonge l'Amérique dans la stupeur. Sans cravate, en cardigan marron, le président des États-Unis vient d'annoncer la mort de Jensen et de Rosenberg, les deux plus hauts magistrats de la Cour suprême.
La disparition, à quelques heures d'intervalle, de ces deux figures légendaires, ne peut être le fait d'une coïncidence. Or ni la CIA ni le FBI, qui ne disposent pas du moindre indice, ne savent par où commencer l'enquête.
Seule l'intuition de Darby Shaw, brillante et opiniâtre étudiante en droit, permet d'établir un lien fragile entre les deux assassinats. Dès lors, avec l'aide d'un journaliste du "Washington Post", elle défie un ennemi invisible aux moyens illimités, un gouvernement soucieux d'étouffer l'affaire, et des tueurs prêts à la liquider au premier faux pas.

Mon avis :

La Maison Blanche est en ébullition. Deux magistrats de la cour suprême sont assassinés le même jour. Sans indice, le FBI et la CIA n'ont aucune piste. À l'université Tulane de la Nouvelle-Orléans, Darby Shaw, étudiante en droit, se passionne pour l'affaire. Elle s'enferme plusieurs jours pour élaborer une théorie qu'elle couche sur papier. Elle ne le sait pas encore, mais elle vient de se faire de très dangereux ennemis...

J'ai eu beaucoup de mal avec le traitement du personnage principal. John Grisham saute sur la moindre occasion pour nous rappeler la beauté de son héroïne au point que ça en devienne lourd. C'est simple, tous les hommes qui rencontrent ou voient la photo de Darby Shaw font un commentaire sur son physique, quand ils n'essaient pas de la draguer. C'est paradoxal d'avoir un personnage central de femme forte et, à côté de ça, tant de machisme qui transpire du texte. C'est tellement agaçant que cela m'a empêché d'apprécier pleinement l'histoire.

Car sinon, l'Affaire Pélican est un thriller politique plutôt correct. Il contient son lot de révélations mais souffre de quelques problèmes de rythme. À partir de la moitié, on voit très bien comment tout cela va se terminer. C'est dommage car il y a de bons ingrédients. Le fonctionnement des services secrets est décrit de manière plausible, avec des agents gouvernementaux compétents, mais pas infaillibles. Le personnage de Voyles, patron du FBI, est particulièrement bien écrit. J'ai bien aimé également le traitement du journalisme, du monde politique et de la justice.

C'est le premier roman de John Grisham que je lis et, si c'est l'un des plus connus, j'espère que ce n'est pas le meilleur, car il ne m'a que moyennement convaincu.

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