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Quatrième de couverture :

"L'incendie prévint tous les remèdes par la rapidité du mal, et par toutes les facilités qu'y donnaient des massifs énormes de maisons, des rues étroites, irrégulières et tortueuses, comme celles de l'ancienne Rome.
Et personne n'osait résister au fléau."
Tacite - Annales, Livre XV.

Mon avis :

« L'incendie qui ravagea Rome en ce mois de Juillet 64 dura 6 jours et 7 nuits. La pourpre fit fondre l'or... »

Rome brûle, et comme je m'y attendais, pas de « Quallis artifex pereo ! » On assiste à la chute et à la renaissance de la cité. Si certains s'attèlent à la reconstruction, d'autres cherchent des coupables. Et quels meilleurs boucs-émissaires que les membres de cette petite secte juive venu s'installer depuis peu : les chrétiens ?

Ce tome, qui clôt le second cycle de de la série, est un final flamboyant, c'est le moins que l'on puisse dire. L'histoire de Murena trouve aussi une belle conclusion, au point que je me demande pourquoi avoir donné son nom à la série. Car le règne de Néron n'est pas terminé, et les albums suivants le raconteront, mais je me demande bien quelle sera la place de Murena là dedans.

Des questions qui resteront sans réponses pour quelques temps, car comme après le tome 4, je vais faire une pause dans cette série.

Pour le moment, le bilan est sans appel. La qualité est constante, aucun album n'est inférieur aux autres. Le dessin et la colorisation traditionnelle sont magnifiques et le scénario, très documenté, est un régal à suivre. Les personnages sont riches et vivants.

Une réussite !