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Quatrième de couverture :

Dans l'Angleterre de 2021, frappée de stérilité comme le reste de la planète, plus aucun bébé n'a vu le jour depuis un quart de siècle. La population âgée s'enfonce dans le désespoir ; les derniers jeunes, jouissant de tous les droits, font régner la terreur ; le reste de la population s'accroche à une normalité frelatée sous l'autorité du dictateur Xan Lyppiatt.
Cousin de ce dernier et historien, Theo Faron rencontre un soir une jeune femme, Julian, membre d'un groupuscule clandestin qui défie le pouvoir. Celle-ci va bientôt lui annoncer une nouvelle stupéfiante...

Mon avis :

1er Janvier 2021, Theodore Faron apprend aux infos que le dernier humain né sur Terre vient de mourir dans une bête bagarre de rue. Depuis 25 ans, l'humanité est stérile, plus aucun enfant ne nait.

P. D. James nous dépeint un futur bien sombre. Sans enfants, donc sans avenir, l'humanité a de quoi devenir dépressive, et l'autrice rend très bien ce sentiment. Trop bien sans doute. L'histoire est racontée en partie sous la forme d'un journal intime et la personnalité morne, fataliste et moribonde de Theodore a finit par déteindre sur moi. Que j'ai trouvé le temps long !

Le roman est assez court, mais pendant les deux tiers, il ne s'y passe pas grand chose. En dehors de Theodore qui évolue un peu, les autres protagonistes se résument à de fades archétypes monolithiques, ce qui n'aide pas à s'investir dans la dernière partie de l'histoire, quand il se passe enfin quelque chose.

Les Fils de l'homme fait partie des rares cas où l'adaptation cinématographique est bien meilleure que l'œuvre originale.
Et de très loin.