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Quatrième de couverture :

Agnès Crettine a décidé de fuir le pays de Lancre pour enfin assouvir sa passion : l'opéra. Une belle voix, des rondeurs parfaites pour la scène, Agnès arrive à Ankh-Morpok pleine d'enthousiasme. Sauf que l'opéra est sens dessus dessous depuis que des meurtres ont été commis en coulisse... Tandis que Nounou Ogg et Mémé Ciredutemps viennent rendre visite à leur petite protégée car on leur a offert des billets. Et les deux fameuses sorcières doivent également rencontrer Biqueberger, l'éditeur de leur immense best-seller, Les Plaisirs de la chère, des recettes de cuisine aphrodisiaques torrides... Alors que le fantôme sévit, déjouant la vigilance défaillante du Guet, Agnès mène l'enquête...

Mon avis :

Dans le 18ème tome des Annales du Disque-Monde, nous retrouvons les sorcières de Lancre, Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg, qui ne sont plus que deux depuis que Magrat Goussedail est devenue reine du pays (dans Nobliaux et Sorcières). D'après Nounou, les sorcières ne fonctionnent bien qu'en trio, et elle songe à recruter Agnès Créttine. Mais la jeune fille est partie faire carrière à Ankh-Morpork comme chanteuse d'opéra. Cela tombe bien, Mémé et Nounou doivent se rendre à la capitale pour régler un petit problème éditorial... Elles feront d'une pierre deux coups !

Dans une précédente aventure, les sorcières ont découvert le théâtre, cette fois, elles se confrontent à l'opéra. Un monde proche – on y raconte des histoires sur scène – aux règles complètement différentes. Si pour le théâtre Terry Pratchett s'inspirait largement de William Shakespeare, pour l'opéra, Cocorico ! c'est le Fantôme de l'opéra de notre Gaston Leroux national qui est la référence principale. Pour l'avoir lu, j'ai eu le plaisir d'en retrouver beaucoup d'éléments, évidemment détourné à la sauce Pratchett.

Mystères et meurtres sont au rendez-vous, l'histoire prenant par moment des allures de roman policier. Mais avec Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg dans les parages, c'est un roman policier bien barré, avec des organistes anthropoïdes, des sorcières en tutu, un chat vicieux et des gâteaux aphrodisiaques. Comme toujours avec Pratchett, l'humour est efficace. Le duo Mémé/Nounou est bien rôdé et j'ai, encore une fois, passé mon temps à ricaner bêtement devant mon bouquin.

Agnès Créttine est attachante et on ressent bien son potentiel en tant que future troisième sorcière de Lancre, mais dans cette aventure, je l'ai trouvé un peu trop passive. Le personnel de l'opéra est plus réjouissant. Haut en couleur, il réserve pas mal de surprises. Les agents Chicard et Détritus du guet font un peu de figuration, tout comme le Bibliothécaire, mais parmi les second rôles, c'est la Mort qui aura le plus de travail !

Masquarade est un très bon roman qui confirme que le cycle des sorcières est l'un de mes préférés des Annales du Disque-Monde.

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