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Quatrième de couverture :

480 avant J.-C. Les armées de l'Empire Perse, conduites par le roi Xersès, traversent l'Hellespont, actuel détroit des Dardanelles. Leur but : envahir la Grèce, l'ennemi de toujours, et asservir son peuple. Près de deux cent milles hommes s'apprêtent ainsi à déferler sur Sparte.
La nouvelle sème l'effroi : l'armée perse est dix fois plus puissante que celle des Grecs. Pour retarder son approche, le roi Léonidas dépêche trois cents soldats. Dans le défilé des Thermopyles, surplombant à pic la mer Égée, ils vont écrire l'une des pages les plus sanglantes et les plus héroïques de l'histoire antique.
Racontée par un survivant, c'est cette bataille – et, au-delà, toute l'histoire et la vie quotidienne de Sparte – que fait revivre Steven Pressfield dans ce roman « traversé par un formidable souffle d'authenticité » (The New York Times).

Mon avis :

La bataille des Thermopyles ne vous évoque peut-être rien, mais je suis presque sûr que si je dis 300, vous penserez au comic de Frank Miller, ou au moins à son adaptation cinématographique par Zack Snyder. Toujours pas ? Et si je crie : THIS IS SPARTAAAA !!!
Ça y est, vous y êtes ?

Alors le roman de Steven Pressfield n'a pas de rapport direct avec le comic. Mais il raconte la même bataille, et pas seulement. Le narrateur, Xéon, est un soldat grec retrouvé mourant après un affrontement contre l'armée perse. Soigné par les médecins de Xersès, il est sommé de raconter son histoire au roi des rois. Xéon, qui n'est pas spartiate, raconte comment un simple enfant de paysan messénien en est arrivé à servir la cité de Léonidas et à combattre à ses côtés aux Thermopyles – les Murailles de Feu –, un goulet d'étranglement naturel où une poignée de grecs affronteront une armée perse, innombrable, des centaines de fois plus nombreuse qu'eux.

En choisissant un narrateur étranger à la cité, Steven Pressfield nous fait découvrir Sparte par ses yeux. On comprend d'autant mieux ce qui les distingue des autres peuples grecs. De plus, Xéon n'est qu'un simple serviteur, il raconte l'Histoire avec un grand H du point de vue de l'homme ordinaire. La première moitié du roman présente les différents acteurs de la bataille à venir et on finit immanquablement par s'y attacher. L'auteur a un style très plaisant à lire et les chapitres s'enchaînent rapidement.

Quant à la bataille, on la connait, et on sait comment elle se termine (et si vous ne savez pas, ce n'est pas moi qui vous gâcherais le plaisir de la découverte), mais cela n'enlève rien à la beauté de l'histoire. C'est le point d'orgue du roman, le passage attendu et qui ne déçoit pas. Les combats sont décrits de l'intérieur. Cela sent la transpiration, l’urine, la poussière et le sang. On ressent la fatigue et la douleur comme si on y était. Chaque spartiate qui tombe est vécu comme une tragédie. C'est éprouvant... mais qu'est-ce que c'est bon ! Franchement, j'ai rarement autant pris mon pied qu'en lisant ces chapitres.

Les Murailles de Feu est un excellent roman, qui m'a fait redécouvrir l'une des bataille les plus épique de l'histoire. Je vous le recommande chaudement !

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