image

Quatrième de couverture :

— Qui es-tu pour me juger ? Qu'as-tu de plus qui te rende meilleur que moi ?
— La poésie et les couilles.

Mon avis :

Coincé à la Nouvelle Orléans, John Blacksad n'a pas de quoi se payer un billet d'avion pour retourner à New-York. Il accepte donc un boulot simple et bien payé : ramener la voiture d'un riche texan à son domicile. Malheureusement pour le détective, il se fait voler la voiture lors d'un arrêt à une station service. Les voleurs s'appelle Chad Lowell et Abe Greenberg, un romancier et un poète qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Mais la virée tourne rapidement au drame...

J'avais trouvé l'histoire d'Âme rouge, le tome 3, un peu confuse, celle de ce tome est simple à suivre, mais part un peu trop dans tout les sens. En plus de l'histoire de l'écrivain, vient se greffer celle d'une troupe de cirque et de sa lanceuse de couteau au passé trouble, et un épisode avec la sœur de Blacksad dont je cherche encore l'intérêt. On apprend quasiment rien sur elle ni sur la famille du détective, et elle n'a aucun rôle important dans l'histoire.

C'est comme si Juan Diaz Canales s'était rendu compte que son histoire de romancier dépressif était un peu faible et qu'il avait voulu rallonger la sauce en rajoutant des éléments de bric et de broc à son intrigue. Le résultat n'est pas très heureux.

Heureusement, au dessin Juanjo Guarnido excelle toujours. Cinq albums, cinq sans-fautes. Décors détaillés, personnages expressif, aquarelle magnifiques. Son travail réhausse tellement l'intérêt de l'album !

Malgré le dessin somptueux, Amarillo reste l'épisode le plus moyen de la série.