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Quatrième de couverture :

« Tout art est à la fois surface et symbole. » Lorsque Basil Hallward termine le portrait de son ami Dorian Gray, nul ne se doute de l'étrange phénomène de métamorphose qui va peu à peu affecter le tableau. Car au-delà de toute ressemblance physique, c'est l'âme même de son modèle que le peintre a représentée. Et — vœu sacrilège ou injuste fatalité ? — voilà que la radieuse beauté du jeune homme devient éternelle. Vivant reflet de sa conscience, le tableau assume alors le poids de ses mauvaises actions et l'horreur de la dégradation physique, signe impitoyable de la déchéance morale où l'a précipité le destin.

Mon avis :

Le jeune Dorian Gray prend conscience de sa beauté en admirant son portrait. Il en devient jaloux : Il devrait vieiliir, lui, alors que la peinture restera éternellement jeune ? Il souhaite tout haut que cela soit l'inverse, et pour son malheur, son vœu va se réaliser...

Le Portrait de Dorian Gray est, il me semble, le roman qui me divise le plus. D'un côté, je l'adore, mais de l'autre, il m'ennuie...

Oscar Wilde écrit superbement. Las phrases sont bien tournées et, si la langue est soutenue, la lecture reste fluide et agréable. Dorian Gray est un personnage profond et complexe, tandis que Lord Henry Wotton est truculent. Quant à l'histoire, je la trouve passionnante. J'ai adoré suivre la lente dégradation morale de Gray, toute en nuances.

Mais le roman est trop long à mon goût. Il y a beaucoup trop de dialogues, aussi bien écrit soient-il, et l'intrigue piétine. Lire la philosophie de salon d'Henry Wotton est amusant dans un premier temps, mais ennuyeux à la longue.
Heureusement, plus on progresse dans le récit, plus l'auteur resserre son propos sur Dorian Gray, et plus mon intérêt s'est aiguisé.

Oscar Wilde a écrit une histoire passionnante et fascinante, mais que j'aurais préférée dans un format plus court, nouvelle ou novella, avec moins de digressions philosophiques.

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