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Quatrième de couverture :

Suzanne est une jeune étudiante discrète. Si discrète qu'elle devient très souvent invisible. Ses origines familiales sont un peu floues d'ailleurs... Un beau jour, la Mort aux Rats vient la chercher en couinant, Suzanne ne comprend pas un mot mais elle sent que quelque chose de grave et d'important se prépare. Un magnifique cheval blanc l'emmène à travers les airs jusqu'à une immense demeure : ah oui, il s'agit de la maison de la Mort. Son grand-père. Il vient d'avoir une petite crise existentielle et a délaissé ses affaires courantes. Suzanne doit assurer l'intérim.
Pendant ce temps-là, à Ankh-Morpork, un jeune barde débarque en ville, accompagné de sa harpe et bien décidé à en jouer. En chemin vers la Guilde des Musiciens, il rencontre ses futurs acolytes, un troll et un nain, le premier tape sur des cailloux et le second s'essouffle dans un cor. Mais un accident est vite arrivé : le jeune barde perd son instrument et trouve à la place une guitare, animée semble-t-il d'une vie propre.
Le premier concert – illégal – est un feu d'artifice le premier Groupe de rocs du Disque-Monde vient de se créer et fait un sacré remue-ménage à Ank-Morpork ! Mais cette guitare met le barde en danger de mort, et Suzanne devra intervenir... Roc and troll, quand tu nous tiens !

Mon avis :

Suzanne, petite-fille de la Mort qui s'ignore, doit remplacer bien malgré elle son grand-père depuis que ce dernier a disparu. Elle fera la connaissance, dans son "travail", de Kreskenn, un barde nouvellement propriétaire d'une guitare aux mystérieux pouvoirs.

Dans Mortimer, la Mort, qui désirait prendre quelques vacances, engageait un apprenti pour le remplacer ; Dans Les Zinzins d'Olive-Oued, le Disque-Monde découvrait le cinéma et devenait dingue* à cause de la magie des images animées.
Pourquoi je vous parle de tout ça ? Et bien parce qu'après avoir lu ces deux précédents romans, Accros du roc, le 16ème tome des Annales du Disque-Monde, m'a laissé un goût de déjà-vu**. Bien sûr, il y a de nombreuses différences, mais les ressemblances sont tout de même assez frappantes. Même Planteur J.M'T'L'G. reprendra le même rôle que dans les Zinzins.

Tout cela pour dire que, même si la lecture de ce roman a été agréable, grâce au talent et à l'humour de Terry Pratchett, je n'ai pas non plus été transporté, car je savais déjà à peu près où le scénario allait m'emmener.
J'ai tout de même bien rigolé, et ça a été un plaisir de retrouver une foule de personnages bien connus (parfois juste pour un petit caméo), et de saisir toutes les références plus ou moins bien cachées (ma culture musicale déficiente a dû m'en faire louper pas mal).

Accros du roc est un bon roman, mais Pratchett m'a habitué a tellement mieux que je suis devenu exigent.


* Plus dingue que d'habitude, je veux dire.
** D'après les épicuriens d'Éphèbe, les impressions de déjà-vu auraient un goût — de menthe poivrée, si vous voulez savoir —, un son — celui d'une seule main qui applaudit***, si vous voulez vraiment savoir — et même une odeur — croyez-moi, il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas savoir.
*** Ça fait Appl. L'autre main fait Audit.