image

Quatrième de couverture :

Au spatioport, on a vu l'inconnu errer, hagard, apeuré, apparaissant et disparaissant dans le dédale des conteneurs, des ponts et des passerelles. Et c'est lui que la capitaine Chanur et son équipage découvrent à bord de leur vaisseau. Quel est cet être à la peau pâle et nu, sans crocs ni griffes, et qui ne semble pas comprendre leurs questions ? Qui sont-elles, se demande-t-il à son tour, ces navigantes mi-femmes mi-louves, dont la fourrure rousse scintille de bijoux d'or ? Tandis que le vaisseau fend l'espace, deux mondes, deux langages vont découvrir leurs différences. Pour s'affronter ou se répondre ?

Mon avis :

Lorsqu'un passager clandestin s'invite à bord de l'Orgueil de Chanur, Pyanfar, la capitaine, est loin de se douter que le vaisseau et son équipage de femmes-lionnes vont devenir la cible de toutes les convoitises.

L'histoire de Chanur débute à la station spatiale de La Jonction, lieu de rendez-vous de toutes les races extraterrestres de l'univers. L'exotisme est le gros point fort du roman. Les héroïnes sont des hanis, femmes-lionnes parcourant l'espace pour des missions commerciales. Une large part de l'histoire est consacrée à la découverte de leur culture, ainsi qu'à, dans une moindre mesure, celles des races qu'elles côtoient.

Mais je l'avoue, les 15-20 premières ont été un peu laborieuses. C. J. Cherryh nous noie rapidement sous des noms tous plus barbares les uns que les autres : hani, kif, mahendo'sat, knnn, stsho, t'ca, chi... Une multitude de races d'aspects et de mœurs variés que j'ai eu un peu de mal à assimiler. Heureusement, toutes n'ont pas la même importance dans le récit et j'ai fini par m'y retrouver assez rapidement.

Une fois ce petit cap passé, j'ai pu apprécier pleinement une histoire pleine d'action, à l'ambiance très pulp. Du space opera dépaysant avec un parfum rétro qui m'a beaucoup plu. Les scènes de batailles spatiales entrecoupent régulièrement le récit, et le rythme alternant scènes d'action et suspens, est bien gêré.
J'ai remarqué (après ma lecture, heureusement) que la plupart des critiques spoilent la nature du passager clandestin de l'Orgueil de Chanur. Je me garderais bien de le faire car, pour ma part, ce fut une surprise que je n'avais pas vu venir.

Je le fais rarement, mais j'aimerais également parler de la couverture. Celle-ci nous montre un mâle hani tenant dans ses bras une femelle, dans la pure imagerie du prince sauveur de sa belle, ce qui est en totale contradiction avec le roman. Chez les hanis, ce sont les femmes qui partent à l'aventure, tandis que les hommes se contentent d'administrer les terres et de se défier entre eux... comme chez les lions dont ils sont clairement inspirés. Visiblement, Rowena Morill n'a pas lu le roman (comme la personne chargée de rédiger la quatrième de couverture où il est question de "navigantes mi-femmes mi-louves").

Mais passons... Si vous recherchez un space opera exotique avec de l'action et un univers intéressant à découvrir, alors ce roman est fait pour vous.

image