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Quatrième de couverture :

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Mon avis :

Lors d'une croisière pour le Brésil, le narrateur assiste à une partie d'échec qui oppose le champion du monde en titre Czentinov à un illustre inconnu particulièrement doué.

La nouvelle est construite sur le modèle des histoires dans l'histoire. Le narrateur, lors de la croisière, va découvrir tour à tour la vie de Czentinov et de l'illustre inconnu, avant de les voir s'affronter. Le parcours du champion d'échec est intéressant, mais c'est celui de son adversaire qui est le plus surprenant. Elle est l'occasion d'en apprendre sur la montée du national-socialisme allemand et l'influence de la Gestapo jusqu'en Autriche, à la fin des années trente.
La plume de Stefan Zweig, que je découvre avec ce texte court, est fluide et très agréable à lire.

La nouvelle, dans son édition du Livre de Poche, est suivie d'un texte intitulé "Stefan Zweig et le monde d'hier", d'Isabelle Hausser. Il s'agit d'une courte biographie très intéressante pour ceux qui, comme moi, ne connaissaient rien de cet auteur.

Le Joueur d'échecs, dernier texte de Stefan Zweig et publié à titre posthume, est une nouvelle de moins de 100 pages qui j'ai lu d'une traite tant je l'ai trouvée passionnante.