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Quatrième de couverture :

L'Hégémonie gouverne plus de trois cents mondes. Quant aux Extros, ils ont pris le large après l'Hégire. Reviendront-ils ? Un de leurs essaims, depuis trois cents ans, se rapproche d'Hypérion. Les habitants de cette planète ont fini par devenir nerveux ; ils réclament l'évacuation. Pour l'Hégémonie, le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Mais sur la même planète, on annonce l'ouverture prochaine des Tombeaux du Temps. Le Techno-Centre n'arrive pas à produire des prévisions fiables à ce sujet. Alors l'Hégémonie agit : elle envoie sept pèlerins sur Hypérion.
Drôles de pèlerins ! Celui-ci n'arrive pas à se débarrasser d'un parasite de résurrection ; celui-là écrit un poème qui selon lui, infléchira le cours des événements ; Deux d'entre eux veulent tuer le gritche ; un autre hésite à lui sacrifier sa propre fille, qui naîtra dans trois jours. Et le dernier semble trahir tout le monde, ce qui étrangement ne trouble personne.
Bref, l'Hégémonie en fait le minimum ; qu'est-ce qui se cache là-dessous ?

Mon avis :

[Note : Cette critique concerne La Chute dHypérion 1 et 2 qui ne forment qu'un seul roman, les éditions Pocket ayant décidé de couper arbitrairement l'histoire en deux.]

Dans le premier tome, les pèlerins se sont racontés leurs histoires respectives lors de leur périple pour les Tombeaux du Temps. Le roman se termine lorsque les six compagnons de voyage pénètrent dans les ruines pour affronter le gritche.
Alors que dans l'espace, la guerre a éclaté entre l'Hégémonie et les Extros, nous allons enfin connaître les secrets d'Hypérion.

J'ai découvert avec Hypérion un univers d'une richesse assez incroyable, et la suite en rajoute encore une couche. Dan Simmons a visé l'exhaustivité. Il parle de politique, de religion, d'écologie, d'économie, d'art, de voyage dans le temps, d'IA... Certains passages ont des allures de cyberpunk, d'autres ressemblent presque à de la Fantasy...
Il y a énormément d'informations à assimiler, presque trop. Certaines parties sont difficiles à suivre, notamment les plongées dans l'infosphère (le cyberespace de cet univers). Mais la cohérence de l'ensemble inspire le respect.

Chaque pèlerin a son rôle à jouer et si dans le premier tome on suivait successivement leurs histoires respectives, cette fois on passe continuellement de l'un à l'autre. Si on ajoute de nouveaux personnages : un nouveau cybride de John Keats, la présidente de l'Hégémonie Meina Gladstone et son conseil de guerre, et quelques autres personnages dont on suivra également les aventures, autant dire que par moment, ce n'est pas simple à suivre.
Mais l'intrigue n'en est pas moins passionnante. Surtout les chapitres mettant en scène Meina Gladstone, riches en rebondissements spectaculaires. C'est dans son aspect politique et militaire que ce roman m'a le plus impressionné. L'impression de gigantisme est bien retranscrite.

Une fois le livre refermé, j'ai encore la tête pleine de souvenirs. Certaines descriptions, certaines scènes sont vraiment mémorables. Je ne possède pas le cycle suivant (Endymion / L'Éveil d'Endymion) mais il est certain que je le lirais. Toutefois, je vais attendre un peu, histoire de bien digérer celui-ci.

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