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Quatrième de couverture :

Gros-Yeux a quatorze ans lorsqu’il arrive avec sa mère dans l’immense décharge à ciel ouvert de Séoul. Là vivent pas moins de deux mille foyers, dans des cahutes accrochées au flanc de la montagne d’ordures, en une société fortement hiérarchisée dont le moindre aspect – travail, vêtements, nourriture, logement – provient des rebuts du monde extérieur. Gros-Yeux se lie d’amitié avec un garçon disgracié, un peu simple d’esprit, qui lui fait découvrir les anciens habitants du site, ou plutôt leurs esprits bienveillants, lorsque l’île de la décharge était encore une terre vouée aux cultures agricoles et aux cultes chamaniques. Car ce sont les êtres démunis, abandonnés des hommes, enfants, marginaux, infirmes, qui entretiennent la mémoire de ce qui n’est plus, l’étincelle du vivant là où tout se périme et se corrompt. Ils communiquent avec l’invisible, un monde où tout respire et vit ensemble.
Hwang Sok-yong ne donne pas de leçons, non, il donne à voir. Des images se lèvent et ne nous quittent plus. A l’opposé d’une logique marchande où les choses sont destinées à une rapide destruction, ces images nées du pouvoir des mots ne s’altèrent pas, continuent à briller dans notre imaginaire.

Mon avis :

Gros-Yeux, quatorze ans, est contraint de venir s'installer avec sa mère dans l'immense décharge publique de Nanjido, à l'ouest de Séoul, pour y gagner sa vie en triant les ordures. Il y rencontrera le Pelé, un gamin légèrement attardé, et découvrira en sa compagnie une communauté qui survit tant bien que mal en marge de la société coréenne

Toutes les choses de notre vie raconte une belle histoire d'amitié entre deux enfants dans un contexte particulièrement difficile. Malgré le sujet, le texte n'est jamais larmoyant. Sok-Yong Hwang se contente de décrire les choses telles qu'elles sont, sans ajouter de pathos superflu. Ce qui ne signifie pas que l'on ne ressente rien, bien au contraire.

J'ai été agréablement surpris de trouver une petite touche de fantastique avec les "lueurs bleues". Cela donne un petit côté "Ghibli" à l'histoire, et c'est intégré avec tellement de justesse que cela n'en dénature absolument pas le réalisme.

Toutes les choses de notre vie n'est pas vraiment le genre de roman que je lis d'ordinaire. Mais parfois, cela a du bon de sortir de sa zone de confort.