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Quatrième de couverture :

En 2019, trente-huit ans après la Troisième Guerre mondiale, Néo-Tokyo arrive au terme de sa reconstruction. Dans cette ville sans âme errent Kaneda et sa bande. Des jeunes désœuvrés, élèves d’un centre d’apprentissage professionnel, qui n’ont que leur moto et leurs virées nocturnes pour seule échappatoire à l’ennui du quotidien. Mais une nuit, ils trouvent sur leur route un être des plus étranges, un enfant au visage de vieillard, avec un numéro tatoué sur la main : le numéro 26. En tentant de l’éviter, Tetsuo chute à moto et se blesse grièvement. Il se réveille dans un hôpital de l’armée avec des pouvoirs surnaturels qu’il lui faut désormais apprendre à contrôler. De retour parmi ses amis, il se rebelle contre l’autorité de Kaneda et finit par quitter le groupe…

Mon avis :

Lorsqu'en 1991, Akira sort dans les salles de cinéma françaises, il fait l'effet d'une bombe. L'animation japonaise et les mangas passent du statut de micro-niche à celui de phénomène de société. En quelques années, la France deviendra l'un des principaux marchés du manga à l'exportation.
Glénat, qui publiait alors le manga Akira en Kiosque, stoppe sa publication (et tant pis pour ceux qui avait acheté les 31 premiers numéros...) pour relancer la série en grand format. Des albums de 180 pages, couverture cartonné, papier glacé et planches colorisées et au sens de lecture occidental. Du grand luxe, et le prix s'en ressent, mais le succès est au rendez-vous. La série compte 14 tomes (en vérité 13 + un art-book).
Dix ans plus tard, Glénat rééditera Akira en album brochés noir et blanc, respectant la tomaison originale (6 volumes, au nombre de pages variable), mais toujours dans le sens de lecture occidental. Ce n'est qu'en 2016 que sera publiée une ultime édition dans le sens de lecture japonais. Le tome 5 paraitra en Novembre 2018 et le dernier devrait sortir début 2019.

Personnellement, j'ai découvert Akira à 13 ans, en 1992, en prépublication dans les pages du magazine Kaméha. Habitué à Astérix, Picsou et Pif Gadget, je peux dire que le choc culturel a été énorme ! J'ai découvert que la bande dessinée pouvait être autre chose que des histoires humoristiques et enfantines.
La version que j'ai choisi de critiquer est la seconde, en noir et blanc et sens de lecture occidental.

En 1982, une bombe atomique a rasé Tokyo, entrainant le début d'une troisième guerre mondiale. Trente huit ans plus tard, Néo-Tokyo est rebâtie sur les cendres de l'ancienne capitale. Kaneda et sa bande vont croiser la route d'un étrange enfant avec un numéro 26 tatoué sur la paume. Celui-ci causera un accident qui mènera Tetsuo à l'hôpital. En voulant retrouver l'enfant, Kaneda se retrouvera pris bien malgré lui dans un conflit opposant le gouvernement et un groupe de résistants. Ces derniers cherchent à découvrir ce que cache le projet top secret nommé Akira.

Dès les premières pages, on comprend que la réputation du manga n'est pas usurpée. Le trait est clair et détaillé, le découpage est efficace, les scènes d'action, nombreuses, sont toujours lisibles. Les scènes s'enchainent de manière logique et l'histoire ne souffre d'aucun temps mort. On comprend aisément le rôle et la motivation des nombreux personnages. L'histoire est un parfait mélange de science-fiction, d'action et d'espionnage. Les 360 pages se lisent d'une traite.

Le premier tome met en place l'opposition entre Kaneda et Tetsuo. Ce dernier, qui a développé d'étranges dons depuis son accident, est grisé par son pouvoir. Du projet Akira, on ne saura pas grand chose, mais les gamins aux paumes numérotés semble y être lié, et le Colonel Shikishima, le seul membre du gouvernement qui semble connaitre la vraie nature d'Akira, en a visiblement peur.
La moto est particulièrement mise à l'honneur dans cet album, avec des dizaines de pages d'affrontements motorisés spectaculaires.

L'histoire est bien lancée, et on a qu'une envie : enchainer sur le tome 2 !

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