image

Quatrième de couverture :

Attention cette quatrième de couverture contient un peu trop de SPOILER à mon goût. Surlignez le texte si vous souhaitez le lire malgré tout.
Un cinq pièces au Bramford, en plein coeur de New York. Rosemary et son mari Guy ont de la chance. Oh, bien sûr, il y a ces légendes à propos de magie noire : le célèbre sataniste Marcato aurait vécu dans l'immeuble. Mais les voisins de Rosemary sont si gentils ! Ils la couvent comme leur propre fille.
Et voilà Rosemary enceinte ! Le jeune couple est aux anges... hélas, ce bien-être se fissure : une femme se jette par la fenêtre. Guy commence à changer. Des rêves horribles assaillent Rosemary. Elle éprouve bientôt une terreur sourde et grandissante... ces gens étranges qui insistent pour s'occuper d'elle, que veulent-ils ? Rosemary ou son bébé ?

Mon avis :

Rosemary et Guy Woodhouse, un couple de jeunes mariés, viennent de trouver un logement à New-York, au Bramford, un vieil immeuble de style. Le loyer est abordable et l'appartement dispose d'une chambre supplémentaire pour une future chambre de bébé. Et les voisins sont si gentils. Tout semble si parfait ! Mais très vite de petits détails étranges viennent troubler ce tableau idyllique, et Rosemary se met à faire d'étranges cauchemars...
Les Woodhouse sont un couple d'américains moyens typiques des années 60. Guy est un acteur a la carrière naissante, Rosemary cuisine et s'occupe du foyer. C'est elle que l'on va suivre tout au long de l'histoire.

Ce roman dégage vraiment une ambiance particulière. La normalité du début, qu'Ira Levin parvient à installer en multipliant les descriptions de petits détails du quotidien, glisse progressivement vers l'horreur, au fur et à mesure que l'on découvre les secrets du Bramford.
À ce sujet, je ne saurais que trop vous conseillez de ne pas lire la quatrième de couverture qui en révèle beaucoup trop.

Rosemary, cette jeune femme qui ne rêve que d'être une épouse et une mère heureuse peut paraître très vieux jeu aujourd'hui. Il faut toutefois se rappeler que le roman a été écrit dans les années soixante. Rosemary n'est certes pas une héroïne féministe, mais sa naïveté et sa fragilité la rendent très attachante. J'ai eu d'autant plus peur pour elle au fur et à mesure qu'elle affrontait l'horreur des lieux.

J'ai été tellement plongé dans le roman que je l'ai dévoré sans m'en rendre compte.
Je l'ai adoré presque jusqu'à la dernière page. Presque ? Oui, car j'ai trouvé que l'histoire se concluait bizarrement. C'est vraiment dommage ! C'était parfait jusqu'aux quatre ou cinq dernières pages. Je ne dis pas que la fin est mauvaise mais ce n'est pas comme cela que j'aurais voulu que cela se termine.

Mais malgré cette dernière impression, j'ai adoré cette lecture. Je suis passé tout près d'un véritable coup de cœur.

image