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Quatrième de couverture :

A quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars... Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir. La résistance s'organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..

Mon avis :

Voldemort est de retour ! Mais le Ministère de la Magie ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, Harry Potter n'est qu'un menteur et Dumbledore un vieux fou, gênant et dangereux. Heureusement, l'Ordre du Phénix veille au grain et organise la résistance...

Les derniers tomes m'avaient déçu. Je les avais trouvé à chaque fois un peu plus longuets que le précédent, ne devenant enfin intéressants que dans les cent dernières pages. J'avais bon espoir pour ce toma-ci puisqu'à la fin de la Coupe de Feu, on nous annonçait le retour de Voldemort. Voilà qui promettait un bon coup de pied dans la fourmilière et du changement.
Et bien non ! le changement, ce n'est pas pour maintenant.

En effet, comme à chaque tome, on suit l'année scolaire de Poudlard qui se déroule en suivant toujours les mêmes étapes : le voyage en train, le choipeau magique, la découverte des nouveaux professeurs, le match de Quidditch, les sorties à Pré-au-Lard, les vacances de Noél... Alors certes, et heureusement, cela ne se passe jamais exactement de la même manière d'un tome à l'autre, mais il n'empêche qu'à force de nous jouer la même partition pour la cinquième fois consécutive, la petite musique finit par devenir rengaine.

Et franchement, cela commence à sérieusement m'ennuyer. J. K. Rowling s'est enfermée dans un schéma répétitif qui donne un côté artificiel au récit : chaque année depuis cinq ans, Voldemort ou l'un de ses sbires attend sagement la fin de l'année scolaire pour le final de son plan diabolique. Et forcément, cela implique du remplissage, parce qu'un an, c'est long et que la romancière semble ne pas savoir ce qu'est une ellipse.

Alors je râle, oui, je râle... Mais si je n'ai pas abandonné ma lecture et si je suis toujours motivé à terminer le cycle, c'est que tout n'est pas si noir. La série a également beaucoup de qualités. Les personnages sont toujours aussi attachants, et c'est un plaisir de les retrouver. L'histoire, malgré toutes les réserves dont j'ai parlé, est également bien plus intéressante que celle du tome précédent. D'ailleurs, malgré le milliers de pages, je l'ai trouvée moins longuette que celle de la Coupe de feu (un peu, tout de même). J'ai eu l'impression d'en apprendre plus en un seul tome que lors des quatre précédents. Et, comme d'habitude, le final donne envie de lire le tome suivant.

Donc voilà, malgré une critique bien négative, je finis sur une note plus positive. Et on verra bien pour la suite si une bonne mélodie parvient à me faire oublier la vieille rengaine.

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