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Quatrième de couverture :

Fantômes, vampires, zombis, banshees, croque-mitaines... Les morts vivants se multiplient. Car une catastrophe frappe le Disque-Monde : la Mort est porté disparu (oui, la Mort est un mâle, un mâle nécessaire). Plus moyen de défunter correctement. Fini le repos éternel et bien mérité ! Il s'ensuit un chaos général tel qu'en provoque toujours la déficience d'un service public essentiel. Et pendant ce temps-là, dans les champs d'une ferme lointaine, un étrange et squelettique ouvrier agricole manie la faux avec une rare dextérité. La moisson n'attend pas...

Mon avis :

Attention, rien ne va plus, la Mort a été mis (1) à la retraite ! Après un évènement pareil, forcément, c'est la pagaille sur le Disque-Monde. N'ayant plus personne pour les guider vers l'au-delà, les morts-vivants se multiplient à Ankh-Morpork, et des phénomènes étranges (2) se produisent...

On suit donc deux histoires, dans ce onzième tome des Annales du Disque-Monde. Deux histoires bien différentes, au final.
D'un côté, la Mort part découvrir la vie en travaillant à la ferme de mademoiselle Trottemenu. Cette histoire est assez touchante par moment, mais je l'ai trouvé plutôt longuette. La fin est très belle, cependant.
D'un autre côté, les mages de l'Université Invisible se dépatouillent comme ils le peuvent à Ankh-Morpork. Cette histoire-là est bien plus déjantée, avec de l'action dans tous les sens... Mais elle m'a donné l'impression d'être hors-sujet.
Si je vous dit "développement des activités périurbaines menaçant les centre-villes", vous vous demanderez sûrement quel est le rapport avec la mort. C'est exactement la question que je me suis posé, moi aussi.
Et surtout, ces deux histoires n'ont pratiquement aucune interaction et se suffisent chacune à elle-même. J'aurais préféré que Terry Pratchett les développe dans deux tomes différents, car le résultat ici est trop bancal à mon goût.

Malgré tout ça, la lecture n'a pas été désagréable pour autant. L'humour habituel de la série est bien présent (merci les mages (3)) et les nouveaux personnages sont assez savoureux : Madame Cake et sa prémonition, sa fille Ludmilla, Raymond Soulier et tous les membres du Club du Nouveau Départ... Avec une mention particulière pour Crapahut, le croque-mitaine

Bref, un tome en demi-teinte pour moi, mais je me suis bien marré quand même. Bah ! ce n'est pas grave. On peut pas être au top tout le temps, et le prochain sera mieux !


(1) La Mort du Disque-Monde est un mâle tout ce qu'il y a de plus masculin. Mais vous le saviez déjà, n'est-ce pas ?
(2) Plus étranges que d'habitude, s'entend.
(3) Yo !

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