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Quatrième de couverture :

2020 : Le « chaos américain ». Au sortir des deux guerres, l'Europe est néo-socialiste. Des vaisseaux mus par la lumière partent pour les étoiles.
2060 : Les royalistes prennent le pouvoir en France.
2075 : La Sainte Église de l'Expansion supplante le Vatican et prêche le triomphe de l'homme sur le Temps et l'Espace par la grâce de la Transmission instantanée.
2080 : Vénus devient une planète indépendante après la bataille de la Grande-Neige... Des hommes connaissent des symbioses bizarres, sur un monde appelé Aphrodite sous les rayons de Sirius.
2095 : L'Europe entre en guerre avec l'Empire du Pacifique.
Telle est l'histoire de ce futur dans lequel nous venons d'entrer et qui conduira l'homme à la transfiguration et à l'oubli.

Mon avis :

Le livre s'ouvre sur une frise chronologique allant de l'an 2020 à l'an 4000 et détaillant les grands évènements scientifiques, religieux et politiques de l'humanité. Il s'agit en fait d'un sommaire habilement déguisé : à chaque année correspond le titre d'une nouvelle. Les Galaxiales ressemble, dans sa structure, au tome 1 du cycle des Robots, d'Isaac Asimov. Il s'agit d'un recueil où chaque nouvelle peut être considérée comme le chapitre d'un roman.

C'est à ce moment que j'ai découvert que j'avais entre les mains le premier tome d'une série (rien ne l'indique sur la couverture). Ce tome 1 couvre, en neuf nouvelles, les années 2020 à 2114. Une période qui verra l'homme partir à la conquête de l'espace, d'abord en colonisant les autres planètes du système solaire, puis en partant vers les étoiles les plus lointaines. Chaque nouvelle raconte une étape-clé dans l'histoire de l'humanité, souvent liée à une découverte scientifique.

Dès la lecture de la première nouvelle (L'été étranger), qui repose sur une idée si simple que je ne peux rien en dire sans spoiler, on comprend que la route des étoiles sera semées d'embûches, et que le principal ennemi de l'homme sera l'homme. Soit l'autre : de nombreuses guerres jalonnent l'avenir ; soit lui-même : il faudra s'adapter psychologiquement, le temps et l'espace séparant les systèmes stellaires prennent des dimensions incommensurables pour l'esprit humain.

Les nouvelles couvrent des genres très variés. J'ai moins aimé celles principalement portées sur la politique ou la religion (Mantes ; Les Tambours d'Australie) et préféré celles plus centrées sur les technologies (Les Grands équipages de lumière ; Gamma-sud ; le Rivage bleu). Certaines histoires jouent la carte de l'exotisme (L'été étranger ; Aphrodite 2080), une autre est plus intimiste (Le Fief du félon) et la dernière nous plonge dans l'horreur (Haine-Lune).

Comme toujours dans un recueil, certaines histoires m'ont moins plu que d'autres' mais même celles que j'ai le moins aimé contenaient des idées intéressantss. Dans l'ensemble, j'ai trouvé très bonnes la plupart des histoires. Et il y en a une que j'ai carrément trouvée excellente, au point que mon premier réflexe à été de la relire une fois le livre terminé.

- Un rivage bleu :
J'ai adoré cette nouvelle. Au début, elle semble confuse, et c'est voulu, ensuite elle donne le vertige. C'est comme regarder une adaptation de Philip K. Dick par Christopher Nolan au travers d'une lentille kaléidoscopique, pour vous donner une idée. L'éternité en une fraction de seconde... Juste génial.

Rien que pour cette nouvelle, ce recueil vaut le coup d'être lu, mais les autres sont franchement pas mal aussi. Un ouvrage de science-fiction qui a très bien vieilli selon moi.

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