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Quatrième de couverture :

De prime abord, Kurouzu ressemble à une banale petite ville de campagne japonaise. Coincée entre de hautes montagnes et une mer aux reflets glacés, elle laisse le cours du temps sinuer silencieusement dans des rues tristes et ternes, que rien ne parvient à animer. Mais, au-delà des apparences moroses, il existe un mal profond, terrible et indicible qui plane au-dessus des habitants. Le jeune Shuichi ressent ce mal. Il s’en ouvre à Kirie, sa petite amie, mais celle-ci ne ressent pas ce malaise. Mais subitement le père de Shuichi ne jure plus que par les spirales, qu’il collectionne sous toutes les formes. Il abandonne sont travail et sa santé mentale pour se lancer dans une quête ignoble, se transformé lui-même en spirale, ce qui lui sera fatal. Sa femme devenue folle, le suit rapidement sur le chemin du four crématoire, après s’être percé les tympans à coup de ciseaux. Depuis Kirie est confrontée à d’autres victimes de cette mystérieuse spirale, jusqu’à en être elle même victime...

Mon avis :

Kurouzu, petite ville de campagne japonaise, va tomber progressivement sous le coup de la « malédiction de la spirale ». Ce motif va obséder certaines personnes et les mener aux portes de la folie, quand ce ne sont pas celles de la mort.
Le premier tome de Spirale est composé de six histoires racontées par Kirié, la fille du potier.

Le motif de la spirale est décliné sous toutes les coutures. Il en devient hypnotique au point que je finit par ressentir un certain malaise qui renforce mon empathie pour les personnages. J'ai déjà lu ce manga plusieurs fois et l'effet est toujours présent. Je pense que c'est dû en grande partie aux dessins de Junji Ito. Son trait, à la fois sobre, précis et réaliste, convient parfaitement pour retranscrire une atmosphère de normalité qui glisse dans l'horreur.

Quant aux histoires, elles sont simples et efficaces. Ce premier tome démarre fort, même s'il ne fait qu'installer les bases, ce qui promet pour la suite.