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Quatrième de couverture :

Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL. A première vue, on pourrait croire à l'œuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...

Mon avis :

Pars vite et reviens tard est le premier roman de Fred Vargas que je lis et, je vais casser le suspens, probablement le dernier. Beaucoup trop de choses m'ont déçu dans ce livre.

À commencer par le personnage principal. le commissaire Adamsberg est un personnage apathique, d'aspect négligé, qui ne mène jamais vraiment l'enquête, préférant compter sur des « intuitions » qui surviennent au gré des besoins de la romancière. J'ai trouvé les ficelles vraiment grosses, par moment.

Autre point qui m'a beaucoup dérangé, l'ambiance générale. Elle est le c.. entre deux chaises entre le polar sombre et un surréalisme à la Jean-Pierre Jeunet. L'histoire se déroule en grande partie dans un quartier de Paris anachronique, organisé comme un village de campagne et peuplé de personnages hauts en couleurs : le crieur public (??), le vieux lettré qui loue des chambres et gagne sa vie comme conseiller matrimonial, l'ancienne prostituée devenue chanteuse de cabaret... Mais ce qui fonctionne dans une comédie romantique à la Amélie Poulain ne colle pas, pour moi, à un polar. Cette ambiance décalée m'a complètement sorti du récit.

Dans ces conditions, difficile de m'intéresser à l'histoire, aussi bonne soit-elle. Car tout n'est pas à jeter. J'ai beaucoup aimé les multiples références historiques, notamment. Mais c'est bien peu de choses, au final.

Bref, un roman très décevant. Après tout le bien que j'avais entendu de Fred Vargas, peut-être que j'en attendais trop...