image

Quatrième de couverture :

Ordonné chevalier en récompense de sa bravoure, Jehan de Montpéril n'en est pas moins réduit, pour gagner sa vie, à escorter les voyageurs sur les routes dangereuses. C'est ainsi qu'il est amené, sur les pas de l'étrange moine Dorius, trafiquant de reliques, au château d'Ornan de Guy où surviennent de tragiques événements... Les morts se multiplient au milieu des festins de noces. Les tournois se changent en traquenards. Les mares du pays alentour sont empoisonnées. On murmure que, la nuit, apparaît une bête fabuleuse. Des doigts accusateurs se tendent vers Irana, la femme troubadour aux chansons provocantes et sensuelles...

Mon avis :

Grâce à ses exploits sur le champs de bataille, Jehan le bûcheron devient Montpéril, chevalier sans argent, sans terre, sans armure et sachant à peine manier l'épée. Pour gagner sa vie, il escorte les pèlerins sur les routes dangereuses. Son travail lui fait croiser la route de Dorius, un moine aux manières louches, et d'Irana, une femme troubadour.

Serge Brussolo est un auteur prolifique et touche-à-tout. De lui, j'ai déjà lu de la SF, du thriller, du fantastique, de la fantasy et même du roman jeunesse. Cette fois, c'est dans le polar médiéval qu'il s'illustre.

J'ai beaucoup aimé ce roman. J'y ai bien retrouvé la patte de l'auteur : une ambiance étrange, malsaine par moment, et des personnages troubles, ni tout blanc, ni tout noir. À commencer par le personnage principal qui, même si il a bon fond, n'en est pas un héros pour autant. Comme il le dit lui même : Lancelot ou Perceval auraient sans doute agi différemment, « mais il n'était ni Lancelot ni Perceval. Il était Jehan de Montpéril, l'ancien bûcheron devenu chevalier par la force du fer et du sang. »

Le contexte historique est en revanche assez flou. On comprend qu'on est en Europe, probablement en France, probablement aux alentours du XIe ou XIIe siècle (car il y est fait référence aux croisades), mais sans plus de précisions. Ce point pourrait gêner les amateurs de romans historiques purs et durs car, ici, le contexte médiéval est surtout un décor pour un polar.

Personnellement, cela ne m'a pas dérangé plus que cela, car j'ai trouvé l'ambiance excellente et l'intrigue bien écrite, le suspens bien géré. Chaque chapitre apporte son lot de révélations, et il faut attendre jusqu'à la toute fin pour connaitre le fin mot de l'histoire que, personnellement, je n'ai pas vu venir.

Le château des poisons a été écrit par un Serge Brussolo en pleine forme. Un excellent roman de l'auteur.

image