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Quatrième de couverture :

La vie de Tom Harvey bascule du jour au lendemain, lorsqu’un iPhone lui tombe sur le crâne du haut d’un immeuble et le plonge dans le coma. En se réveillant, il découvre avec stupeur que des morceaux de l’appareil sont restés incrustés dans son cerveau et lui permettent d’intercepter des connexions Internet et téléphoniques. Ce « iPouvoir » inclut aussi un champ de force électrique, sorte d’armure « iPeau », et la capacité de délivrer des électrochocs paralysants. Lorsque Tom apprend que son amie Lucy a été agressée par plusieurs membres du gang des « Corbeaux », qui terrorise toute la Cité, il décide d’agir. Pour punir les agresseurs et combattre cette bande sans pitié, Tom va utiliser ses pouvoirs. Mais pour cela, il doit gérer les deux personnalités qui sont en lui : « Tom », le garçon sain et bienveillant et « iBoy », le super héros aux désirs de pouvoirs implacables. Tom sera-t-il capable de cohabiter avec l’ego impitoyable de l’iBoy ? Réussira-t il à trouver l’équilibre entre faire le bien et faire justice soi-même ? Ce duel moral accompagnera notre héros tout au long de ces aventures. La lente éclosion des sentiments entre Tom et Lucy dans un contexte violent et inhospitalier, l’intrusion du fantastique dans un monde ultra-contemporain, font d’iBoy un concept original et un cocktail détonnant.

Mon avis :

Certains super-héros acquiert leur pouvoir en se faisant mordre par une araignée radioactive, d'autre en se faisant injecter un sérum de super-soldat... Tom Harvey, lui, c'est en recevant un téléphone portable sur la tête.

Attention, pas n'importe quel téléphone. Un iPhone. Je pense qu'il est important de le préciser, parce que Kevin Brooks nous le rappelle dès qu'il le peut. Je ne crois pas avoir lu le nom de cette marque aussi souvent en aussi peu de pages. Vous est-il déjà arrivé d'être gêné lors du visionnage d'un film à cause d'un placement produit particulièrement peu discret ? Dans iBoy, le placement produit dure 300 pages, avec en point culminant une magnifique pub (il n'y a pas d'autres mots) de quatre pages nous décrivant les caractéristiques techniques de l'appareil, ainsi que tout ce que le produit d'Apple est capable de faire.

Donc quand le jeune Tom Harvey reçoit un iPhone sur la tête, il acquiert des iPouvoirs, comme un iCerveau, des iSens, une iPeau, etc. le gimmick des iMachins est amusant au début mais, c'est comme le placement produit, cela devient carrément gênant quand il dure sur 300 pages.

Passé ces points que j'ai trouvés agaçants, que reste-t-il ?

iBoy est une histoire de super héros qui respecte le schéma traditionnel de l'origin story : acquisition des pouvoirs, apprentissage, confrontation avec de la racaille ordinaire, apparition du super vilain... Rien que du très classique. C'est bien écrit, rythmé, efficace, mais sans aucune surprise.

Tom Harvey fait immanquablement penser à Peter Parker. Les deux sont orphelins et vivent avec une parente âgée, sont gauches avec les filles, sont des mauviettes qui se font maltraité par des brutes... Par contre iBoy est nettement plus sérieux que Spider-Man.

Il faut dire que l'histoire aborde des sujets difficiles : criminalité des cités, drogue et même viol en réunion. Comme il s'agit d'un roman jeunesse, ces sujets sont abordés de manière superficielle, ce qui est compréhensible. Les personnages ont des comportements crédibles, adaptés à leur âge.

Si on met de côté la désagréable impression de lire un dépliant publicitaire, iBoy est un sympathique roman, avec des personnages attachants, mais qui ne réinvente pas la roue en matière d'aventure superhéroïque.

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