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Quatrième de couverture :

Sept ans ont passé depuis Le Silence des agneaux. Depuis, Hannibal Lecter vit sous nom d'emprunt à Florence, en Italie, où le faux docteur, vrai serial killer, mène la grande vie. Sur ses traces, Clarice Sterling, agent modèle du FBI. Mais elle n'est pas la seule à le pister : Mason Verger, une des premières victimes d'Hannibal Lecter, attend sa vengeance. La lutte peut-elle être égale entre cet homme cloué à son lit d'hôpital, accroché à son respirateur artificiel, qui tente de tirer parti de toutes les potentialités d'Internet pour mener sa traque, et le redoutable Lecter ?

Mon avis :

J'ai trouvé Dragon Rouge excellent et le Silence des agneaux encore meilleur, autant dire que j'étais très confiant en me lançant dans la lecture du troisième tome de la série. Ma déception n'en fut que plus grande.

Se déroulant sept ans après le tome précédent, Clarice Starling est de nouveau sur la trace d'Hannibal Lecter. J'ai été ravi de retrouver Clarice. L'agent Starling est devenue plus mature, endurcie par sept années d'expérience. Son personnage a évolué et est toujours aussi intéressant que dans le Silence des Agneaux.

L'intrigue d'Hannibal s'articule principalement autour de trois personnages : Clarice Starling, Hannibal Lecter bien sûr, et Mason Verger. Verger est l'unique victime d'Hannibal Lecter a avoir survécu. Il met dès lors toute sa fortune au service de sa vengeance. C'est un personnage surréaliste qui m'a déplu dès son apparition. Il m'a fait penser à une version gore horrifique d'un méchant de James Bond. Les tueurs psychopathes des tomes précédents, malgré toute leur horreur, restaient crédibles, humains – c'est bien ce qui les rendaient horribles d'ailleurs. Mason Verger est trop baroque pour qu'on croit au personnage.

Quant à Hannibal Lecter, si fascinant en tant que personnage secondaire, m'a également déçu dans ce roman. Il est trop parfait, tout simplement. Super intelligence, super odorat, super mémoire, super contrôle de soi, super pouvoir de fascination... Il a tous les dons. Il est l'homo superior, l'homme sans faille, qui ne commet jamais d'erreur, n'est jamais surpris. C'est trop.

J'ai trouvé également l'intrigue poussive a se mettre en place. Hannibal est le plus long tome de la trilogie, faisant plus de 600 pages et je les ai bien ressenties. Toute la partie florentine m'a ennuyée au plus haut point.

Malgré tout, j'ai enchainé les chapitres car Thomas Harris a un talent certain pour entretenir le suspens. D'autant que l'histoire, une fois revenue sur le sol américain, redevient passionnante. Mais la fin... Que dire sinon qu'elle m'a complètement écœurée. Un final totalement invraisemblable de bout en bout.
Quelle déception !

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