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Quatrième de couverture :

Quelque part aux confins de l'empire se niche une planète que seule une curieuse coutume distingue de ses consoeurs : depuis des temps immémoriaux, les hommes, tisseurs de père en fils, y fabriquent des tapis de cheveux destinés à orner le palais des étoile de l'empereur.
Pourtant, certains, tel cet homme au passé nébuleux qui prétend venir d'une lointaine planète, racontent que l'empereur n'est plus. Qu'il aurait été tué par des rebelles.
Mais alors, à quoi - ou à qui - peuvent donc servir ces tapis ?

Mon avis :

Depuis sa prime jeunesse, Ostwan tisse, comme son père et les pères de son père avant lui, un tapis avec les cheveux de ses femmes. Il ira rejoindre dans le palais de l'empereur des milliards de tapis de cheveux...

En science-fiction, les ovnis sont monnaie courante, pourtant on est toujours surpris d'en croiser un. Car ce roman est un bel ovni. Il démarre comme un roman de fantasy, sur un monde primitif aux moeurs étranges. On suit à chaque chapitre un personnage différent, ce qui nous permet de découvrir les différentes facettes de cet univers et de dénouer, un à un, les fils du mystère. La construction du roman suit un dézoom vertigineux depuis le noeud d'un tapis jusqu'à la révélation d'un univers entier.

Nombre des tranches de vie dépeintes finissant mal, l'histoire prend une teinte assez sombre, illuminée par la plume poétique d'Andreas Eschbach. Au delà de l'absurdité apparente du postulat de départ, l'auteur développe des réflexions intéressantes sur la religion, le conditionnement de l'esprit, le pouvoir et ses limites – ou son absence de limite.

Au premier chapitre, ce roman m'a intrigué, au dernier, il m'a surpris et tout le reste, il m'a transporté. Une très belle lecture.