image

Quatrième de couverture :

« Quand je suis sur la même longueur d'ondes que les bruits de la rue, je deviens une partie de la ville, comme un caillou ou une feuille morte. C'est pas si mal de vivre tapi dans les tréfonds d'Ikebukuro, même sans argent, sans rêve, et sans fille. Qui attendrait d'un caillou qu'il se repente, et qui voudrait le transformer en diamant ? »
Makato a vingt ans et quand il ne tient pas un petit étal de fruits avec sa mère, il démêle les embrouilles de son quartier de Tôkyô et vient en aide aux mômes perdus d'Ikebukuro.
« Oh, pas par grandeur d'âme. C'est juste que j'ai l'impression de me voir dans un miroir. »

Mon avis :

Ikebukuro West Gate Park a été pour moi la découverte coup de coeur de 2017. Autant dire que mes attentes étaient élevées pour la lecture de sa suite. le tome 2 reprend la même formule que le premier. Il est divisé en quatre parties qui sont autant d'affaires que Makoto devra résoudre. Kidnapping d'enfant, violences sur prostituée, trafic de fausse monnaie et agressions de SDF sont au menu.

J'ai eu grand plaisir à retrouver Makoto, détective privé de quartier – "solutionneur d'embrouille", comme il dit lui-même – et Ikebukuro, ce petit bout de Tokyo avec sa faune bigarrée, ses couleurs et ses sons ; ce quartier que la plume d'Ira Ishida rend si vivant. Petits commerçants et salarymen y côtoient gangs de rues, yakuzas et prostituées, et Makoto mène tant bien que mal sa barque entre deux eaux.

Quelques personnages récurrents du tome 1 seront de la partie, tels que le Singe ou Takashi, le chef des G-boys. À ce propos, je conseille vivement à ceux qui seraient tenté par cette série de ne pas laisser trop de temps s'écouler entre la lecture des tomes car l'auteur ne s'embarrasse pas de refaire les présentations.

Comme le tome précédent, j'ai adoré ce roman que j'ai dévoré en moins de 24 heures. Je me met sur le champ en chasse du tome 3.