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Quatrième de couverture :

Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde (vous y êtes ? Nous y sommes). La succession s'y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois... une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n'a vu pareille incongruité. Trop tard, la transmission s'est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps...

Mon avis :

Il existe une tradition vieille comme le Disque-Monde qui dit que le huitième fils d'un huitième fils deviendra magicien. Et si ce huitième fils s'avère être une fille ? Et bien' c'est là que ça devient amusant !
La petite Eskarina à peine née se retrouve propriétaire d'un bourdon de mage, ce qui fait d'elle, de facto, un futur mage. Mais comme les mages femmes, ça n'existe pas, elle n'aura pas trop de l'aide d'Esméralda Ciredutemps pour accomplir son destin.

J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de la petite Esk et de Mémé Ciredutemps. le duo composé d'une gamine espiègle et volontaire et d'une vieille sorcière à qui il ne faut pas chercher des noises fonctionne à merveille.
Cette touche de féminité n'a rien d'anodine. Dans ce tome, Pratchett nous parle de la magie, mais aussi et surtout, du sexisme. La tradition veut qu'en matière de magie les hommes deviennent des mages et les femmes des sorcières. Chacun chez soi et les chèvres seront bien gardées, en somme. Mais avec une Mémé Ciredutemps remontée comme jamais, la tradition va en prendre pour son grade, c'est moi qui vous le dit.

J'ai découvert de nouvelles contrée du Disque-Monde telles que les Monts du Bélier et ses petits villages aux noms si pittoresques et retrouvé avec plaisir Ankh-Morpork et son Université Invisible, avec son nouvel archichancelier et son ancien bibliothécaire ("Oook !").
L'histoire est toujours aussi plaisante à lire. Pratchett a vraiment le sens de la formule qui fait mouche. J'ai passé mon temps à ricaner bêtement pendant ma lecture. C'est toujours aussi barré, mais toujours aussi cohérent, et c'est ça qui est bon.

Bref, la Huitième Fille c'est, encore une fois, de l'excellente fantasy humoristique qu'on termine avec toujours le même sentiment : « Vivement le suivant ! »

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