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Quatrième de couverture :

Alors qu'il pense avoir échappé au monde et à sa violence, Anders Sorsele, vampire, malgré lui, est tiré d'un long sommeil pare un des fantômes de son passé. Les voies de la rédemption semblent lui ouvrir les bras. Mais la promesse d'un amour retrouvé ne serait-elle pas le moyen de raviver les douleurs endormies ? Après un siècle de torpeur, il va apprendre, au fil de rencontres et d'étreintes douces-amères, que le terrain escarpé menant au purgatoire peut encore se dérober sous ses pieds.

Mon avis :

Délivre-nous du mal est la suite directe de Par le sang du démon, l'histoire reprenant au point où s'ėtait arrêté le précédent roman. Après être resté en léthargie durant cent ans, Sanders est réveillé par quelqu'un qu'il croyait mort depuis longtemps...

Je n'avais pas vraiment apprécié le premier tome et, malheureusement, le second est de la même eau. La plume de Virginia Schilli a beau être toujours aussi agréable à lire, je trouve le monde qu'elle décrit toujours aussi peu consistant. Le siècle qui sépare les deux romans n'est finalement qu'une excuse pour faire apparaitre de nouveaux personnages, mais on ne ressent sinon aucune évolution dans le monde qui les entoure. C'est toujours "une forêt", "un château", "une plaine". le background manque singulièrement d'épaisseur.

De plus, l'intrigue tombe rapidement dans le piège du "toujours plus". Toujours plus de sang, de sexe, de rituels magiques, de monstres... jusqu'à friser le grand-guignol, par moment. Au lieu d'un roman d'horreur, on lorgne plutôt du côté du gore. Les longues descriptions de viols, blessures et autres tortures ont certainement pour but de choquer le lecteur, mais j'ai trouvé, au contraire, toute cette profusion de tripaille et de fluides corporels très maladroite, pour ne pas dire immature.

Le roman se conclue sur un twist surprenant et tombant un peu comme un cheveu sur la soupe. Nulle doute qu'il nous sera expliqué dans un troisième tome mais ce sera sans moi, cette fois. Pour moi, l'aventure s'arrête ici.