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Quatrième de couverture :

Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gerald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes... si elles appellent à l'aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ?

Mon avis :

Suite à un jeu sexuel qui a mal tourné, Jessie se retrouve seule, presque nue et menottée aux montants d'un lit, dans une maison de vacance au bord d'un lac, isolée du reste du monde.

Tout en cherchant une échappatoire, passant par des phases de colère, de peur et de découragement, Jessie se remémore sa vie. La terrible situation dans laquelle elle se trouve sera le révélateur d'un traumatisme plus ancien qui eu lieu – coïncidence ? - au bord d'un lac, lui aussi.

Avec ce roman, Stephen King réussit l'exploit de maintenir l'intérêt du lecteur pendant 400 pages avec un seul personnage coincé dans un lit. À la grande question : "Comment Jessie va s'en sortir ?" s'en pose une autre : "Est-elle vraiment seule ?". Car, lorsque la nuit tombe et que la folie guette, entre rêve et cauchemar, qui sait quels monstres vont sortir du placard ?

Comme à son habitude, Stephen King parvient à nous dépeindre un cadre et des personnages rassurants car normaux et identifiables, et à plonger progressivement, presque naturellement, dans l'horreur.

Un récit captivant.

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