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Quatrième de couverture :

Un cerveau d'ordinateur, un corps surentraîné à tous les risques, et la beauté en plus : telle est Vendredi. L'agent idéal en ce monde futur, en ce monde de demain.
Et, en effet la voici qui rentre de la planète Ell-Cinq, mission accomplie une fois de plus, et quelle mission ! Félicitations du Grand Patron et droit aux vacances.
Heureuse, Vendredi ? Non, tourmentée comme jamais encore, hantée d'images : le viol atroce qu'elle a subi, les meurtres qu'elle a commis. Vendredi la non-humaine aurait-elle une conscience ?

Mon avis :

Vendredi est un un être humain artificiel génétiquement amélioré. "Sa mère était une éprouvette, son père un bistouri", telle est l'expression consacrée. Employée par une agence dont on ne saura jamais grand chose, elle exerce le métier de courrier. Elle doit transmettre des messages ou livrer des colis à destination, quelques soient les embûches sur son trajet. Et dans sa partie, elle est particulièrement compétente.

Parce que la société ne considère pas les êtres artificiels comme des humains à part entière, Vendredi n'aurait aucuns droits légaux si sa vraie nature était rendue publique. Heureusement seul son patron, qui la considère presque comme sa fille, connait son secret.

Une bonne part du roman nous montre comment Vendredi cherche à s'intégrer à la société. Même si son cerveau est aussi performant qu'un ordinateur, elle a du mal à comprendre les codes parfois illogiques de la vie sociale. Ce ne sont pas les passages que j'ai préféré. Je pense que ce vieux pervers d'Heinlein (il avait 75 ans quand il a écrit ce roman) prenait juste un malin plaisir à faire coucher son héroïne avec tout ce qui a deux jambes, homme ou femme.

J'ai été plus intéressé par la description du contexte géopolitique, même si il s'avère être un peu générique et manquant de personnalité. Il y a également des réflexions assez intéressante sur la frontière entre l'intelligence artificielle et l'humanité. J'ai aimé le passage où un ingénieur biotech (je ne me souviens plus du terme exact) explique comment les trois lois de la robotique d'Asimov, si séduisantes en théorie, s'avèrent inapplicables en pratique.

Il y a aussi de l'action (un peu) et de l'espionnage (beaucoup), les ingrédient d'une lecture divertissante et pas trop prise de tête. Malgré un début un peu longuet, j'ai fini par m'attacher à Vendredi et à suivre son parcours avec intérêt.

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