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Quatrième de couverture :

A Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort. 
A Milan, trois amis passionnés d'ésotérisme et d'occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot ourdi au cours des siècles pour la domination mondiale. Et voici qu'apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance...

Mon avis :

Le Pendule de Foucault est un livre sur la croyance (ou crédulité, selon le point de vue), ou plus précisément sur le besoin de croire de l'homme. Cette difficulté qu'il a de prendre les choses comme elles sont sans y chercher un ordre sous-jacent, une règle secrète. Et quand ils n'en trouvent pas, ils vont jusqu'à l'inventer... et y croire.

C'est pour rire, à la base, que Casaubon, Belbo et Diotallevi inventent le "Plan", un grand projet de domination mondiale orchestré secrètement par les Templiers depuis la nuit des temps, avant même que les Templiers n'existent, à vrai dire. Ils réécrivent l'histoire, des pierres levées du néolithique jusqu'à nos jours, en y incluant tous les grands hommes, tous les grands événements qui ont fait l'histoire, ainsi que toutes les sociétés secrètes possibles et imaginables, y compris celles tellement secrètes que personne n'en a jamais entendu parler.

C'est cette montagne de données, où il est difficile d'y décerner le vrai du faux, tant l'auteur s'amuse à tout relier, créant des causes et des effets là où il n'y avait probablement rien, mais où on ne peut que douter, maintenant, à cause de lui... C'est cette montagne d'informations, donc, qui peut rebuter le lecteur, lui donner l'impression d'être largué. Je trouve au contraire que c'est la grande force de ce roman. Peu m'importe de savoir ce qui est vrai ou faux, je ne chercherai pas la vérité historique dans un roman, et surtout pas celui-là ! Je préfère me laisser bercer par l'illusion que ce plan que je sais purement fictif (doublement fictif, même, puisque imaginé par les personnages d'un roman imaginé par l'auteur) soit vrai. Moi, ça me donne le vertige... et j'aime ça.

Je prend toujours autant de plaisir à relire ce roman, et j'y découvre chaque fois des détails qui m'avaient échappés jusque-là.
Arf, j'ai envie de le relire, maintenant. C'est malin !

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